La Cavée, c’est une sacrée place à l’italienne, dit donc !
Lorsqu’il a été élu en mars 2014, Laurent Vastel a fait savoir qu’il voulait réaménager le carrefour de la Cavée, ce qui semblait être une évidence à la suite de la démolition du petit immeuble situé à l’angle de la rue Blanchard, du très mauvais état de celui qui lui faisait face et de l’aménagement du parking provisoire à l’entrée de la rue La Boissière.
Lorsqu’il a convié les membres du groupe de travail de la CEMUA, le 01/04/15, pour leur présenter les projets d’aménagement établis par 3 sociétés immobilières auxquelles il s’était adressé pour réaménager ce carrefour, Laurent Vastel avait lancé : « Je veux faire de ce carrefour une place à l’italienne pour marquer l’entrée de la ville ».
- Pourquoi vouloir marquer l’entrée de la ville sur ce carrefour alors que la limite communale de Fontenay aux roses se situe à 200 mètres au niveau de la rue de l’Ile ? Je ne sais pas.
- Pourquoi vouloir faire une place à l’italienne et non pas à la portugaise ou tout simplement à la francilienne ? Je ne sais pas.
Une place à l’italienne se caractérise le plus souvent par des bâtiments homogènes, autant par leurs volumes que par la composition de leurs façades, leurs matériaux et leurs couleurs.
Ils délimitent un espace public soigné qui définit les espaces plantés et arborés, les aires de circulation motorisée et celles réservées aux piétons, les sources d’éclairage, le mobilier d’agrément, etc…
Dix ans plus tard, à la Cavée, nous pouvons apprécier le résultat : une composition totalement hétéroclite de bâtiments existants de 2 et 3 étages et de nouveaux bâtiments de 4 et 5 étages, érigés de part et d’autre d’une rue qu’un piéton a bien des difficultés à traverser le matin et le soir du fait d’un trafic automobile important, le plus souvent de transit, comme cela était le cas avant 2014.
Avec le dernier bâtiment en voie d’achèvement sur le 3ème ilot C, tout le monde peut désormais apprécier ce qu’un promoteur peut réaliser lorsqu’il utilise tous les droits à construire qui ont été définis dans le PLU ; une nouvelle construction massive qui ne se soucie aucunement de ses conséquences sur les bâtiments existants voisins ni sur son intégration dans son environnement proche.
La Cavée d’aujourd’hui, c’est le résultat à la fois d’une absence de compétence et de volonté politique pour définir une composition urbaine de qualité et d’une pression immobilière soucieuse uniquement de rentabilité.
En 2 mandatures, Laurent Vastel aura laissé la trace de son passage : une très médiocre placette-carrefour de banlieue…
Quel dommage !!!
Bernard Welter
1 RÉPONSE
Bernard, tu parles d’intégration d’un bâtiment dans son environnement. A juste titre. Mais c’est bien le maire qui peut faire valoir cette clause , importante , pour refuser un projet aussi aberrant.
Comment M.Vastel a pu accepter cela ? . Et surtout à cet endroit, lui qui avec son adjointe à la Culture est si préoccupé par cette notion ( tout à fait ridicule) d’entrée de ville.