12 février 2026 | 21:49
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Un objectif non tenu de M. Vastel qui irrite grave au village

Parmi les 1724 objectifs qu’il avait analysés, Monsieur Vastel, maire sortant, en avait retenu 66 pour sa campagne des municipales de 2020.

Persuasif en diable il avait réussi à convaincre une (petite) majorité de Fontenaisiens, crédules, de lui accorder leur confiance sur la base de ce programme ambitieux qui devait sortir Fontenay-aux-Roses de son statut de « bourgade Roumaine » qu’il avait, proclamait-il, trouvé 6 ans plus tôt.

Bon, ça tardait un peu, 6 ans quand même, mais il promettait de s’y atteler fort pour la saison 2…

A quelques semaines des élections municipales 2026, grâce à la pugnacité et la sagacité -pénétration faite d’intuition, de finesse et de vivacité d ‘esprit- qui caractérise le futur embastillé rédacteur en chef du blog le plus lu du territoire, nous savons maintenant qu’1/3 seulement des objectifs seront atteints en cette proche fin de seconde (espérons que ce ne soit pas la deuxième…, il faut laisser l’édile se reposer, et définitivement si possible) mandature .

Par un calcul fastidieux difficile à détailler ici on comprend que traduit en chiffres, 44 des objectifs promis par M. Vastel n’ont pas été réalisés.

Poubelle direct. Circulez. Rien à voir.

Parmi ceux-là, un objectif fondamental qui n’a pas été tenu irrite les Fontenaisiens et pas qu’un chouïa.

En effet, il ne se passe pas une promenade digestive dans le village ou une visite au marché le mardi, le jeudi et même le samedi sans que je sois apostrophé par une horde d’habitants qui tous me confient qu’ils avaient mis dans l’urne en 2020 un bulletin avec la photo couleur et en relief du sortant de l’époque pour voir se réaliser le seul objectif qui en valait la peine parmi les 66, les autres n’étant à leurs yeux que du banal cosmétique pour attraper le chaland indécis, le détendu de la claquette ou le pécheur à la ligne.

Car Monsieur Vastel promettait, jurait et crachait qu’à l’occasion de la reconstruction du parc Sainte Barbe dont l’urgence n’échappait à personne -bien avant les ventilateurs dans les classes, la maîtrise de la dette, la rénovation du collège des Ormeaux, la réfection du Panorama, la relance du commerce et autres broutilles de seconde importance- et moyennant la modique somme de 1 million d’€ (ce qui n’était quand même pas du pipi de chat -contrairement à ses jets d’eau de la place de l’église- mais qui, par une regrettable erreur totalement involontaire dont nous avons maintenant pris l’habitude dans les projets municipaux lancés par l’édile, deviendront rapidement 3 millions d’€ à ponctionner sur l’augmentation astronomique de 70% des taxes foncières), nous verrions caqueter les gallinacés, ruminer les bovins, braire les bourricots, courir les rats en toute liberté et s’ébattre les chiens errants qui pourront désormais s’y soulager sans contrainte puisque il n’y aurait plus de barrières à l’entrée du parc  -probablement une vieille réminiscence soixante-huitarde de l’édile « il est interdit d’interdire » –  dans ce qui devait être la future « Ferme-Refuge ».

La Ferme, oui, une Ferme, symbole du verdissement tardif  (nous parlons ici d’écologie) du premier de la cordée locale.

Oui, c’était l’engagement n° 52, soutenu avec vigueur par l’adjointe chargée de la vie des bêtes dans le bourg dont l’influence croissante sur l’édile se confirmait  une nouvelle fois ici, fort de l’engagement du sortant de ne pas dégager fissa cet objectif, oh combien structurant, en 67 ème position sur la liste des 66.

Ben oui, mais non.

Rien, oualou, que dalle. Y’aura pas de bestioles dans le parc. « Plus de pognon. Pas d’association de bénévoles pour s’en occuper . On a déjà le nichoir à mouettes qu’en fout partout, ça va bien comme ça » nous dit-on en haut lieu.

Alors là mes aïeux ça irrite grave le peuple du bourg. Ça broncarde à donf.

Toutes couches sociales confondues, résistants et collabos , Melanchonneux, Macroniens ou Le Penis, Fontenaisiens de souche ou réfugiés du Boukistan (*),  ça hurle, ça trépigne, ça crise et pas qu’un peu.

On tangente la révolte des floués. A deux doigts de la manif pour tous élargie aux athées devant les portes de la mairie, blindées pour l’occasion.

« Où qu’il est notre objectif n° 52 ?», vocifèrent les furieux Fontenaisiens la bave au bord des lèvres. « On veut notre arche de Noé dans le parc, on a pas payé 3 Millions d’euros pour peau de balle» hululent les carottés du programme 66.

L’horreur.

A ce stade je crois de mon devoir comme président honoraire de l’association « Les Zozos de Fontenay Canal historique», en responsabilité, ne sachant pas s’il a pris conscience du drame épouvantable qui couve, de le prévenir et lui dire avec la gravité qui sied au moment : Monsieur Vastel, la Ferme, ça gueule !

Daniel Marteau
Président honoraire des « Zozos de Fontenay »,
section Jean Guy Croland et sa grand mère Lucienne

(*) Boukistan : Ex petit pays injustement oublié de l’ancienne Afrique Equatoriale Française dont la taille variait en fonction de l’ambiance environnante

1 RÉPONSE

  • Dans l’épisode n°5 du pompishow : “De bien beaux projets”, le Sieur Pompimou se réjouit à l’idée que les habitants de sa bourgade n’aient pas plus de mémoire que des poissons rouges, et que, comme dit la phrase consacrée, les promesses n’engagent que ceux qui y croient. Cela me semble étonnamment faire écho à la situation que vous décrivez dans votre article… https://youtu.be/qTpKSUS5VW0?si=jDpUSVm_0aiH2AvL

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