23 octobre 2020 | 04:42
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9 mesures pour rééquilibrer la place de la voiture en centre-ville

L’objectif de ce texte est de stimuler le débat sur l’avenir du centre-ville de Fontenay-aux-Roses (FAR) par une analyse et des propositions concrètes. Une version illustrée est en ligne ici : http://oosterenvan.blogspot.fr/2017/01/10-mesures-pour-reequilibrer-la-place.html. Je remercie par avance les lecteurs de leurs commentaires et participation à ce travail !

Pas de parking, pas de business ?

« Pas de parking, pas de business » dit-on souvent. Mais est-ce vrai que dans un centre-ville piéton les commerces meurent automatiquement ? Une étude du Groupement des Autorités Responsables de Transport (voir lien ci-dessous) prouve le contraire. J’ai tiré quelques enseignements de cette étude et vous les présente ici à la « sauce fontenaisienne ». Elles pourraient être utiles pour notre ville, qui s’apprête à changer son plan de circulation en centre-ville justement.

L’étude montre que les consommateurs des commerces de centre-ville viennent majoritairement faire leurs achats à pied ou à vélo. Et si l’on ajoute les usagers des transports publics, la proportion de consommateurs qui ne viennent pas en voiture atteint même 80%. Au total, les automobilistes-consommateurs ne représentent donc qu’une petite minorité, une réalité qui est d’ailleurs systématiquement sous-estimée par les commerçants interrogés.

De plus, les clients qui recourent à la marche, au vélo ou aux transports en commun, sont des clients plus réguliers. S’ils consomment et achètent moins par visite, ils reviennent plus souvent et dépensent plus au total. Plus précisément : un automobiliste dépense 27% de moins qu’un piéton, 12% de moins qu’un cycliste et 3% de moins qu’un usager des transports en commun.

L’étude ajoute qu’il serait donc « absurde de vouloir revenir à un âge d’or où les aménagements urbains seraient de nouveau entièrement dévoués à la reine automobile. Un centre-ville ne peut rivaliser avec des centres commerciaux excentrés, pourvus d’immenses parkings gratuits permettant des achats groupés, rapides, souvent meilleurs marchés que dans les petites enseignes. »

Des voitures oui, mais pas partout

En revanche, un centre-ville peut offrir un autre atout que n’ont pas les centres commerciaux : une qualité de vie. Pour créer cette qualité de vie, il faut faire des choix. Par exemple : préserver le centre-ville d’une « excessive pénétration automobile ». Ce choix permet de créer un espace où l’on a envie d’être du fait de sa qualité architecturale, son patrimoine préservé ou son offre commerciale plus complète. Et quand on est bien dans un endroit, on est tenté d’y rester et de consommer. Ce sont notamment les commerces de bouche et de services (restaurants, hôtels, cafés…) que la piétonisation fait prospérer.

Il y a une autre raison pour diminuer l’utilisation de l’automobile : la nouvelle politique en matière de logement du gouvernement. Cette politique consiste à densifier tout en diminuant le nombre de places de parking obligatoires pour les nouvelles constructions à proximité des gares. Et comme le centre-ville de Fontenay est considéré à proximité des gares, on va forcément arriver à une saturation des places de stationnement. Il faudra donc trouver d’autres solutions de mobilité qui soit ne passent pas par la voiture particulière (marche, vélo, bus), soit qui utilisent la voiture moins (autopartage ou covoiturage).

Quelle est alors la place de la voiture dans notre centre-ville ?

Attention : l’étude ne recommande pas d’évincer la voiture mais plutôt de lui donner une place équilibrée dans la ville. Car la voiture a évidemment sa pertinence en tant que mode de transport ! Cependant il faudra arriver à l’intégrer dans un projet bien réfléchi qui dégage des espaces de bien-être plutôt que de les écraser en mettant piétons, vélos, bus et voitures systématiquement partout ensemble. En somme, il faut passer d’une logique de guerre piéton-cycliste-voiture à une logique de complémentarités de modes de transport.

9 mesures

L’étude propose de nombreuses mesures concrètes permettant de réaliser cette complémentarité, dont j’ai sélectionné 9 pour Fontenay-aux-Roses.

1/ Créer des parkings autour du centre-ville et les intégrer dans un mini-périphérique autour du centre-ville pour rendre la rue Boucicaut piétonne.

Ce mini-périf’ (Ledru-Rollin/Jaurès/Dolivet/Pierrelais/Blanchard) avec parkings associés permettrait de rendre la rue Boucicaut piétonne. Actuellement la rue Boucicaut est « abusée » par un flux intense de voitures qui ne font que traverser le centre sans s’arrêter pour faire du shopping ! Ce flux automobile use les routes, ce qui coûte de l’argent, et surtout dégrade la qualité de l’accueil (pollution toxique et sonore, insécurité…). Pourquoi choisir ce déséquilibre alors qu’on peut choisir de dévier ce flux autour du centre-ville pour créer un lieu de détente plus propice à l’achat-loisir ?

Si la rue Boucicaut devient piétonne, où se stationnera-t-on ? Les trois parkings suivants suffiront : le parking sous le marché, celui sous le Carrefour Market (encore faut-il le rendre accessible depuis la rue Jean Jaurès) et le futur parking sous la partie minérale de la place du Général de Gaulle face au château.

Mais cette solution n’oblige-t-elle pas les automobilistes à marcher trop loin pour faire leurs courses ? Non: l’automobiliste qui s’y gare n’aura pas plus de mètres à parcourir à pied pour faire ses courses que celui qui se gare quelque part en surface !

2/ Stimuler le covoiturage.

Inciter les grandes entreprises et la Municipalité elle-même à aider leurs employés à partager leur véhicule pour le trajet maison-travail (emplacements de parking dédiés, mise en réseau des employés).

3/ Stimuler l’autopartage.

Autolib’ existe déjà, mais la Municipalité pourra aussi inciter les promoteurs à construire des copropriétés qui ont leur propre « autolib’ d’immeuble ». Moi-même je serais plus tenté d’utiliser un véhicule partagé dans mon immeuble que de prendre un abonnement Autolib’.

Le covoiturage et l’autopartage diminueront le flux automobile en passant de la voiture-possession (qui encombre les rues et les parkings) à la voiture-service (que n’on utilise que quand on a besoin). L’étude montre qu’une voiture partagée remplace 9 (!) voitures particulières. En plus, ces voitures partagées sont utilisées 3 fois moins que les voitures particulières. Bien sûr tous les habitants n’abandonneront pas tout de suite leur voiture particulière. Mais les foyers seront plus tentés d’abandonner leur 2ème voire leur 3ème voiture, ce qui sera une contribution de plus à la transition vers un centre-ville plus agréable et dynamique.

4/ Créer de véritables zones de rencontre.

Aujourd’hui la place du Général de Gaulle est déjà une zone de rencontre. Cela signifie que les voitures ne peuvent pas dépasser les 20 km/heure, et que les piétons ont la priorité absolue et sont autorisés à circuler sur la chaussée. Cependant l’aménagement actuel de la place ne crée pas cette rencontre paisible de voitures et de piétons : chacun est constamment « repoussé » dans son couloir de circulation. Un aménagement plus homogène renforcera la perception d’un espace qui est véritablement partagé et où limiter sa vitesse à 20 km/heure est une nécessité. Cette mesure ne fonctionnera évidemment qu’à condition de diminuer fortement le flux automobile passant par la rue Boucicaut. La homogénéisation de la place est par ailleurs déjà prévue, entre autres par l’intégration du parvis de la Mairie dans la place du Général de Gaulle.

5/ Installer des Vélibs électriques.

Cette installation est déjà prévue par la Municipalité.

6/ Favoriser la circulation à vélo n’a pas de sens si on n’offre pas au vélo un couloir dédié sur la chaussée.

Les piétons et les voitures ont toujours leurs propres couloirs, mais les cyclistes sont « livrés », souvent de façon dangereuse, aux automobilistes. Les Fontenaisiens ne prendront donc pas le vélo s’il n’y a pas de pistes cyclables. Bonne nouvelle : un groupe de travail du Comité de Liaison des Comités d’Habitants est en train d’être créé sur ce sujet (contactez-moi si vous êtes intéressé : steinvanoosteren@hotmail.com).

7/ Ne pas oublier qu’un vélo se stationne aussi.

Prévoir donc des arceaux en centre-ville et des abris-vélos sécurisés autours des gares.

8/ Favoriser aussi la circulation à pied.

Donner plus de place aux piétons pour qu’ils puissent marcher côte à côte et sans être constamment sur leurs gardes ;
Installer quelques bancs (sans dossier) le long de la rue Boucicaut pour qu’on puisse faire une petite pause, ajuster son sac, etc. ;
Rendre la ville plus lisible en termes de déplacements piétons. Explication : pour le piéton il est plus facile de raisonner en termes de durée que de distance de déplacement. Pour cette raison, à la gare RER il y a déjà des panneaux qui indiquent le temps qu’il faut pour marcher au centre-ville et à la médiathèque par exemple ;
Il serait intéressant aussi de créer une carte « marcheminute » avec l’ensemble des itinéraires piétons entre les points majeurs de la ville. Cette initiative est ludique et incite à la marche.

9/ Une bonne communication.

Eviter un discours culpabilisant vis-à-vis de l’automobiliste. Insistez plutôt sur les avantages économiques et environnementaux de l’abandon de la 2ème voire la 3ème voiture du foyer. Cet abandon signifie pour les familles un gain de pouvoir d’achat et une hausse de qualité de vie (moins de pollution, de congestion, d’accidents, de bruit, etc.). Si dans une ville de 20.000 habitants comme Fontenay-aux-Roses la moitié des foyers se sépare d’un véhicule, cela représenterait un gain d’environ 20 millions d’euros.
Amener les Fontenaisiens par l’information et l’éducation à essayer d’autres pratiques de mobilité en les sensibilisant via FontenayMAG, des tracts et des workshops lors de manifestations. Sensibiliser surtout les enfants à l’école : il est beaucoup plus facile de faire naître un cycliste que de transformer un automobiliste en cycliste.
Faire participer les Fontenaisiens à l’organisation de cette transition. Organiser par exemple une concertation sur les moyens d’organiser la circulation en centre-ville pour le rendre plus attractif. Des mesures conçues ensemble avec les Comités d’Habitants seront plus facilement acceptées que celles qui seront appliquées unilatéralement par la Municipalité sans aucune forme de concertation. Un bon exemple est le groupe de travail sur la circulation à vélo mentionné ci-haut.

Conclusion

La transition vers un centre-ville plus dynamique, plus piéton et plus agréable ne sera évidemment pas créée du jour au lendemain. Mais beaucoup d’efforts dans ce sens sont en bonne voie :

La Municipalité vient de créer une nouvelle Place de l’Eglise que je trouve beaucoup plus accueillante et lisible que celle d’avant ;
L’aménagement d’une nouvelle place du Général de Gaulle avec une place toujours arborée mais différemment (voir le lien ci-dessous) ;
Piétonisation du centre-ville (un essai de piétonisation partielle la place du Général de Gaulle est en cours de concertation avec les riverains) ;
Une future coulée verte, dotée d’installations de jeux, qui connectera la place du Général de Gaulle au théâtre ;
Un centre-ville piéton ne peut pas fonctionner sans une offre commerciale variée que la Municipalité est en train de faire venir dans le centre-ville. On a aujourd’hui 6 banques et 5 coiffeurs sur 450 mètres (!) dans la rue Boucicaut alors qu’il manque une crèmerie, une poissonnerie, une librairie, un magasin de jouets, une terrasse (au niveau du Mail par exemple) etc.

Mais la Municipalité ne pourra pas nous offrir ce centre-ville dynamique et piéton si nous, les Fontenaisiens, ne prenons pas notre propre responsabilité qui est énorme : faisons nos courses un peu plus souvent à Fontenay ! A force d’aller à la rue Houdan à Sceaux ou ailleurs, il ne faut pas s’étonner que nos commerces périclitent !

Je vous invite donc très vivement à acheter votre lecture au nouveau kiosque, votre vin chez Nicolas, déjeunez au Café du Marché ou au Comptoir des Pipelettes à côté du Carrefour Market pour la faire décoller, dînez chez l’Arganier ou Innovizza qui proposent une cuisine savoureuse et de qualité, et ainsi de suite.

Le secret d’un centre-ville n’est pas seulement une Municipalité volontaire mais aussi une application massive du slogan suivant par les Fontenaisiens :

Dépensez, Déjeunez, Dînez et Déplacez-vous un peu plus souvent local et à pied !

Je ne pratique pas les résolutions de fin d’année, mais pour ce slogan je ferai une exception pour 2017 et au-delà. Si vous le faites aussi, ensemble on arrivera à faire venir le printemps à Fontenay-aux-Roses bientôt !

Stein Van Oosteren

Lisez aussi :

L’étude du GART : https://www.gart.org/wp-content/uploads/2016/06/Etude-GART_Mobilit%C3%A9-villes-moyennes_Septembre-2015.pdf

Les efforts pour favoriser la circulation à vélo par la Municipalité de Sceaux : http://www.leparisien.fr/sceaux-92330/sceaux-primee-pour-ses-mesures-en-faveur-des-cyclistes-24-11-2016-6371412.php

Le groupe de travail des Fontenaisiens pour dessiner la place du Général de Gaulle :
http://oosterenvan.blogspot.fr/2016/04/mairie-et-citoyens-dessinent-lavenir-de.html

20 RÉPONSES

  • Le Tannou Emmanuel

    Ce post apporte beaucoup d’éléments très intéressants pour construire une ville plus humaine et moins centrée sur la voiture.
    Quelle sera la mission du groupe de travail dont vous parlez?
    Quels sont les attendus de l administration (ville,sud de seine etc)vis à vis de ce groupe de travail ?
    Bonne journée
    Emmanuel

  • Bonjour, il n’y a pas que rue Boucicaut que le stationnement pose problème. J’habite rue Jean Lavaud (en grande partie sans stationnement) et je cherche donc tous les jours une place aux alentours. Depuis l’ouverture du Club de sport, il m’arrive de tourner 20 à 25 mn pour trouver une place… A quand un parking dans ce secteur pour les Fontenaisiens ?

    Bien cordialement,
    Marie Batezat

    • Chère Mme Batezat,
      Ne le prenez pas mal, mais je pense que nous marchons sur la tête. La question que vous posez, et qui est posée par de nombreux autres Fontenaisiens semble-t-il, occulte une question bien plus fondamentale: quelle ville et quelle qualité de vie voulons-nous pour FAR avec 1.500 logements en plus et le cortège de véhicules que cette densification implique ? Comment nous envisageons nos déplacements d’ici à 2030 ? Je me suis donc permis de poser d’autres questions pour penser différemment dans le but – assez urgent en ce qui me concerne – d’empêcher l’étouffement total : http://oosterenvan.blogspot.fr/2017/01/a-quand-un-nouveau-parking-dans-mon.html
      Bien Cordialement,
      Stein van Oosteren

  • M. Stein Van Oosteren semble confondre la géographie, et surtout le relief, de Fonternay-aux-Roses et des Pays-Bas, notamment pour la circulation en vélo …

    • Bonjour Monsieur Chene,
      Permettez-moi de vous écrire que vous semblez confondre la France avec un pays où le vélo électrique n’a pas encore été inventé. Par ailleurs, des vélib’ électriques publics sont prévus bientôt à FAR. Et puisque vous vous intéressez au sujet, je vous invite aussi cordialement à participer au groupe de travail “FAR à Vélo” qui commencera ses travaux bientôt pour rendre FAR plus accessibles aux vélos. Vous pouvez vous inscrire ici: steinvanoosteren@hotmail.com. Un grand merci d’avance et au plaisir!
      Bien Cordialement,
      Stein van Oosteren

  • Le Tannou Emmanuel

    Pour information, cela fait plus de 10 ans que le marché des vélos à assistance électrique est en constante progression en France. Pour les personnes qui n’ont pas le goût de l’effort, ce type de vélos permet de surmonter des défis tels que l’ascension de la rue Jean Lavaud et donc a fortiori de faire les quelques km séparant un domicile d’un centre ville.

    • Merci beaucoup pour cette information qui est très pertinente, surtout pour notre ville très en pente. Sur un vélo électrique vous parcourez sans aucun problème les quelques km qui vous séparent du marché de FAR, voire de votre lieu de travail à Paris. D’autant plus que nous avons une connexion vélo directe avec Paris via la Coulée Verte réservée exclusivement au “transport actif” (c’est-à-dire marche et vélo). Mais il reste beaucoup à faire. Je pense notamment à deux choses :
      1/ il faut organiser des stages pour « faire goûter » les Fontenaisiens à ce moyen de transport; et
      2/ il faut remettre en place la subvention du Territoire pour les vélos électriques tout récemment supprimé : http://www.agirpourclamart.fr/2016/06/29/le-maire-de-clamart-president-du-territoire-vallee-sud-grand-paris-un-eco-irresponsable/

  • Je rejoins monsieur Chene.
    Si les propositions de monsieur Van Oosteren semblent intéressantes au 1er abord, elles sont inapplicables pour la plupart.
    Créer des parkings autour du centre ville? Mis à part creuser ou raser des bâtiments…
    Pensez-vous aussi que des promoteurs vont se soucier de créer des “autolib d’immeubles”…
    Les gens qui n’aiment pas le vélo ne l’aimeront pas plus.
    etc

    • PARLONS HUMOUR : Permettez-moi un brin d’humour : je sens que nous allons améliorer notre monde moins vite avec vous qu’avec Emmanuel Le Tannou ! Je ne peux que citer le sage chinois Lao Tseu : Même un voyage de mille lieues commence par un seul pas.

      PARLONS PHILOSOPHIE : Répondre systématiquement à toute proposition « c’est impossible », ne pas faire ce premier pas du voyage, ne faire aucune contre-proposition, se laisser décourager par la résistance inévitable à surmonter, rester dans son fauteuil et voir péricliter son centre-ville encore plus, c’est une philosophie qui ne va décidément pas aider notre ville à vivre. Bien au contraire !

      PARLONS SOLUTIONS : De mon côté j’ai voulu me renseigner au lieu d’appuyer directement sur le bouton « pas possible ».
      – J’ai p.e. contacté la Mairie de Sceaux, qui m’indique que la rue Houdan peut fonctionner sans voitures grâce à 3 parkings en plus des places de stationnement-minute dans la rue. Nous y sommes bientôt à FAR aussi, car nous avons déjà les parkings du Marché et de Carrefour Market, et un 3ième va probablement voir le jour sous la place minérale devant le Chatêau La Boissière. Et l’accès au parking du Carrefour Market via la rue Jean-Jaurès a effectivement été étudié et on me dit (je n’ai pas encore pu lire l’étude) que ce n’est qu’une question d’argent et donc de temps.
      – Les promoteurs ne vont en effet pas créer des autolib’ d’immeuble spontanément. C’est pourquoi nous pouvons demander à nos élus de nous aider dans ce sens car ce sont eux qui traitent avec les promoteurs. Et c’est nous qui votons pour nos élus et les aidons à élaborer leurs projets dans les Comités d’Habitants. C’est une question de volonté aussi.
      – « Des gens qui n’aiment pas le vélo ne l’aimeront pas ». Je ne suis pas d’accord. Je pense que beaucoup n’aiment pas le vélo pour ne l’avoir jamais vraiment essayé.

  • Le Tannou Emmanuel

    Quelles sont les études techniques qui démontrent que construire un parking sous la place du général de gaulle ou d’installer un accès au parking du carrefour market depuis la rue Jean Jaurès sont des projets inapplicables?
    Les promoteurs ne se soucieront certainement pas de créer des autolibs d’immeubles mais lorsque l’on voit l’immeuble récent de la rue boucicaut pour lequel il reste quelques places de parking innocupées pourquoi ne pas proposer à une société de partage ces places de parking? Il y’a surement des possibilités lors de l’élaboration du projet de proposer au promoteur la réservation de quelques places à ce type de sociétés.
    Quand à l’utilisation du vélo, il n’a pas forcément beaucoup d’utilisation pour aller faire ses courses dans le centre de Fontenay (pour des fontenaisiens) étant donné que la distance maximum au centre est de 1,5 km (20 min à pied) mais est certainement le moyen de transport le plus rapide en ville dès lors que des parkings vélos sont disséminés un peu partout.

    • Merci pour ce message. J’y ai réagi dans ma réaction à M. Bertrand ci-dessus.
      Petite réaction à votre remarque que le vélo n’est pas très utile pour faire ses courses dans le centre de FAR car on peut le faire à pied dans 20 min. Je vois cela différemment pour plusieurs raisons:
      1/ Si on prend souvent le vélo cela devient un automatisme, et du coup on ne va pas marcher 20 min. si on sait qu’on peut le faire à vélo en 7 min. Mon but est mettre cet automatisme plus sain à la place d’un autre automatisme moins sain que je constate souvent, à savoir le réflexe de prendre sa voiture pour faire 350 m. même pour acheter un paquet de cigarettes.
      2/ Monter ses courses à pied dans la rue Jean Lavaud p.e. est difficile (M. Chene l’a souligné à juste titre). A vélo électrique en revanche cet exploit physique devient une sinécure et, vous verrez, un plaisir.

  • Gilles de Peslouan

    Cette contribution est intéressante et réfléchie. Rendre piétonne la partie haute de la rue Boucicaut pour la rendre plus conviviale, attractive et organiser une circulation avec parking autour de cette zone sont des propositions qui méritent d’être examinées et débattues.
    Certaines de ces 9 mesures ne paraissent pas réalistes ? Et alors… rêvons un peu !

    En revanche, je suis beaucoup plus critique sur l’aménagement réalisé par la mairie pour la place de l’église et ses abords. J’avoue que je ne vois pas en quoi cette place est maintenant plus « accueillante ». Tout est minéral, plat, avec des bancs disposés au cordeau. Il y a de quoi s’inquiéter pour les aménagements futurs…

    • – Merci pour cette réponse encourageante.
      – Pour la vision que je décris: ce n’est vraiment pas un rêve je pense. C’est une réalité future à condition qu’on commence aujourd’hui à créer les conditions qui lui permettront d’émerger: redynamiser le commerce, prévoir les parkings nécessaires mais aussi habituer les Fontenaisiens à se déplacer autrement (vélo, marche, bus, etc) et surtout impliquer les Fontenaisiens dans le dessin de ce “rêve”.
      – Pour la place de l’Eglise: j’ai souligné un aspect positif, mais il y a des améliorations possibles aussi bien sûr. Nous en avons discuté d’ailleurs dans notre groupe de travail concernant la place du GdG la semaine dernière, pour tirer les leçons de cette nouvelle place de l’Eglise justement. J’y reviendrai de façon plus pondérée plus tard.

  • tout à fait d’accord avec cette analyse
    colette Quilliet

  • @Gilles de Peslouan.
    Pour votre dernière remarque sur la place de l’église, il faut juste retrouver les comptes rendus des réunions de concertation qui concernent ce projet puisque chaque projet ces trois dernières années est débattu en concertation (référence: la page: “protéger la ville que l’on aime” article “plan local d’urbanisme” (deuxième phrase) dans le bilan à trois ans de la municipalité). On y trouvera surement les débats et les arguments qui permettent de justifier les choix.

  • Monsieur Thill, je ne comprends pas du tout ce que vous voulez dire. Vous estimez qu’il y a eu de nombreuses discussions et une grande concertation sur le projet de la place de l’église ? Alors plutôt que d’écrire qu’il suffit de retrouver les comptes rendus, donnez les !
    Et vous écrivez que tous les projets depuis 3 ans sont débattus en concertation ?
    Rassurez moi, c’est du 2 ème degré j’espère.
    Jean Guy Croland

    • peut-être même de l’ironie…

  • Eh bien ça va mieux en le disant! Car au vu des positions de l’association dont vous etes president, souvent ambigues pour donner l’image d’être au dessus de la melée, on aurait pu mal interpréter vos propos.
    C’est bien de préciser.
    Jean Guy Croland

  • La place de l’église est redevenue ( à nos grands frais ) ce qu ‘elle était jusqu’après la guerre une place uniforme, un peu en pente .. Sauf qu’elle est maintenant glissante ..ornée de fontaines (chères à installer, et écolos ? ) qui ne fonctionneront qu’épisodiquement ? Et l’alignement des bancs d’un ” design” discutable… alignés façon quai de R E R , l’ensemble est vraiment peu accueillant à mon humble avis.

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