29 septembre 2020 | 01:42
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La cité des Paradis : démolition-reconstruction ou réhabilitation ?

Une chose est sûre, il est indispensable de réaliser d’importants travaux pour répondre aux normes actuelles et satisfaire les légitimes demandes des locataires.
Mais pourquoi la municipalité et Hauts De Seine Habitat ont-ils choisi d’emblée et sans étude comparative de coût et de faisabilité technique la 1ère solution qui présente pourtant plusieurs inconvénients :
•       Un coût bien supérieur (200 millions d’euros indiqués en réunion publique) qui risque de rendre impossible la réalisation du projet,
•       Les contraintes d’une opération tiroir avec plusieurs déménagements pour des locataires,
•       Des loyers beaucoup plus élevés jusqu’à plus de 50 % pour les nouveaux locataires, y compris les enfants des locataires en titre,
•       Une densification puisque pour équilibrer financièrement l’opération, il est prévu de construire aussi 600 logements privés en réduisant des espaces verts aujourd’hui libres.
•       Construction de parkings souterrains payants en remplacement des places de parking en plein air pour laisser la place à la construction des logements privés.
L’argument de la présence d’amiante ne suffit pas à justifier la démolition-reconstruction, puisque de l’autre côté de l’avenue Jean Perrin, la cité des Bas- Coudrais, construite à la même époque, avec amiante, a bénéficié d’une réhabilitation complète.
Mais la volonté de modifier la sociologie du quartier est sans doute plus forte que tous les autres arguments. Avec la démolition-reconstruction, rien ne garantit le maintien du nombre actuel de logements malgré les affirmations du Maire et de Hauts de Seine Habitat.
La création d’une Société Publique Locale d’Aménagement (SPLA) au Conseil Municipal du 16 novembre 2015 ne peut qu’accroître nos inquiétudes.
En effet, cette SPLA du Panorama, commune à Fontenay et Clamart, dirigée par 3 élus de Fontenay et 4 de Clamart, tous de la majorité, aura toutes les compétences en matière d’urbanisme et sur tout le territoire de la ville. Il faut noter que la délibération du Conseil Municipal créant cette SPLA vise expressément le secteur Blagis-Paradis. Le Conseil municipal totalement dessaisi n’aura plus voix au chapitre, seul un rapport sur l’activité de la SPLA lui étant présenté une fois par an et les citoyens auront bien peu de moyen pour s’informer et faire pression sur la prise de décisions.

Françoise ZINGER
Conseillère municipale PCF

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