Réflexions – toujours et encore – sur le projet de géothermie
Habitant un pavillon dans le centre-ville, je ne suis personnellement pas directement impacté cette fois-ci par les travaux de géothermie, contrairement à ce que j’ai vécu lors de la construction des récents immeubles de la Cavée.
Mais je suis, comme tout le monde, directement impacté par le réchauffement climatique.
Prendre les calories qui existent en profondeur sous nos pieds est de toute évidence une très bonne solution pour remplacer les ressources fossiles qui sont importées de contrées lointaines pour chauffer nos bâtiments.
Et donc, oui, la géothermie par forage profond et moins profond est un excellent moyen technique de réduire rapidement les émissions à effet de serre.
Ceci étant posé, je m’interroge sur la pertinence de creuser des tranchées blindées dans différentes rues de Fontenay aux roses, dont certaines sont bordées de nombreux pavillons non éligibles au raccordement de ce système d’apport énergétique, pour rejoindre les communes de Sceaux et de Bourg-la-Reine alors que le site du Panorama est tout à côté des limites communales de Châtillon, Clamart et du Plessis-Robinson.
En tant que néophyte et vraisemblablement naïf par rapport à la complexité de la géothermie, je pensais qu’il était rationnellement logique de définir une zone d’intervention à l’aide d’un rayon de 500 m, 1km ou plus, en mettant la pointe d’un compas sur l’emplacement du puits de forage.
La limite circulaire de cette zone ainsi définie englobe une partie des territoires communaux de Châtillon, Clamart et du Plessis-Robinson.
Pour ne citer que 3 exemples, la géothermie du Panorama pourrait (et je préfèrerai dire devrait) alimenter une partie des milliers de logements qui viennent d’être construits en une dizaine d’années sur la commune de Clamart, l’opération de 830 logements qui démarre sur l’emprise du terrain de l’hôpital Marie Lannelongue sur la commune du Plessis-Robinson et la Résidence Val Content à Fontenay aux roses, 3 zones situées à quelques centaines de mètres du site du Panorama.
Les parcours des canalisations calorifugées et enterrées que GÉOSUD 92 et SIPPEREC ont établi n’ont rien à voir avec mon raisonnement de néophyte…
Alors, avec mon esprit sans doute mal tourné, diront certains, je me demande si la radiographie de ce projet de canalisations d’eau chaude n’est pas tout simplement le résultat d’un accord financier contracté en 2022 par les Maires des 3 communes de Fontenay-aux-Roses, Sceaux et Bourg-la-Reine et du refus de ceux de Châtillon, Clamart et du Plessis-Robinson d’y participer…
Notre planète est en danger.
Elle n’a que faire des arrangements politico-financiers contractés à l’origine de la genèse de ce projet entre ceux qui ont été élus pour gérer leur commune pendant le temps de leur mandature.
Elle n’a que faire des limites communales dans une région d’urbanisation continue.
Dans le cadre de la concertation mise en place par la nouvelle majorité municipale de Fontenay-aux-Roses, afin de réfléchir plus sereinement sur ce projet de géothermie et de ses conséquences, ne serait-il pas raisonnable que soit organisé en 2026 un nouveau tour de table avec les 6 communes dont 3 sont quasiment collées contre le site du Panorama ?
Bernard Welter
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