29 mai 2024 | 22:59
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Inscription sur le Monument aux Morts, n’oublier personne

Le maire dispose d’une compétence peu connue du grand public, il s’agit de la compétence en matière de police des Monuments aux Morts, laquelle lui a été dévolue par la loi du 5 avril 1884.

Les lois du 28 février 2012 et du 1er août 2023 ont par ailleurs rendu obligatoire l’inscription du nom d’un défunt sur le Monument aux Morts de la commune de naissance ou de son dernier domicile ou du lieu d’inhumation dès lors que son acte de décès porte la mention “Mort pour la France “.

Le maire ne peut pas refuser une telle inscription et la demande peut lui être adressée par la famille ou, à défaut, par les autorités militaires, les élus nationaux, les élus locaux, l’Office national des combattants et des victimes de guerre par l’intermédiaire de ses services territoriaux ou des associations ayant intérêt à agir.

Cette obligation est importante car beaucoup de personnes mortes pour la France ne figurent sur aucun Monument aux Morts. Pourquoi? Certains ont vu leur nom écarté pour des motifs d’appartenance politique. D’autres ont été quasi totalement invisibilisées parce qu’elles étaient tout simplement des femmes alors même qu’elles ont œuvré activement pour la Résistance. Il existe également des personnes pour qui aucune démarche n’a été effectuée, ce sont les oubliés de l’histoire.

Il nous appartient de réparer ces injustices en sollicitant l’inscription sur le Monument aux Morts des personnes mortes pour la France. C’est notre devoir.

Récemment, j’ai sollicité officiellement auprès du maire l’inscription de deux personnes sur le monument aux morts :

  • la première est Marie VIDALENC, résistante ayant eu son dernier domicile à Fontenay-aux-Roses. Une plaque porte son nom devant l’ENS, toutefois son nom ne figure pas sur le Monument aux Morts ;
  • la deuxième est Jean-Marc GUENIAT, né à Fontenay-aux-Roses et décédé en 2011 alors qu’il était engagé dans une mission de sécurisation d’une Shura près du village de Joybar en Afghanistan. Son nom ne figure pas sur le Monument aux Morts.

Chacun d’entre nous peut également œuvrer à réparer ces injustices afin que toutes les personnes mortes pour la France restent dans nos cœurs et dans nos mémoires en reconnaissance du sacrifice ultime qu’ils ont réalisé.

Léa-Iris POGGI
Conseillère municipale

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