23 septembre 2020 | 01:29
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Démocratie représentative et démocratie participative.

Un nombre restreint de représentants des citoyens, élu par eux sur la base d’un programme électoral, prennent les décisions pour réaliser leur projet politique. Ils détiennent le pouvoir et représentent la commune dans son ensemble. C’est la démocratie représentative.

Des citoyens peuvent intervenir à chaque étape de la réalisation du programme électoral, pour éclairer et critiquer le projet politique. Il y a partage du pouvoir par le fait que ces habitants participent à la prise de décision politique. Les associations jouent un rôle de premier plan face aux autorités représentatives élues. C’est la démocratie participative.

A priori, les débats à sens unique lors de différentes réunions, le mépris de l’opposition municipale pendant les conseils municipaux et le refus du maire de discuter avec des représentants associatifs, suggèrent que l’actuelle municipalité de droite est peu encline à l’exercice de la démocratie participative. C’est son droit le plus absolu bien que les habitants de Fontenay-aux-Roses n’aient pas été habitués à cela auparavant.

Ceci est fort dommage car l’actuelle majorité n’a jamais explicité son programme électoral puisqu’elle résulte de la fusion de quatre listes ayant des programmes différents. On remarque que ces quatre listes se rejoignaient sur un point programmatique : la baisse des impôts. On voit le résultat !

De plus, cette municipalité est censée représenter l’ensemble des habitants de la commune alors même que son élection ne s’est faite que d’une courte tête et que la ville est globalement partagée en deux.

Le premier magistrat de la ville aurait donc tout intérêt à favoriser la démocratie participative pour aider à la prise de décision des différents projets, plutôt que de refuser le débat avec des responsables associatifs, quel qu’en soit le motif. Un maire peut bien entendu dialoguer aussi avec des particuliers, mais ce n’est pas la même chose. Les particuliers auront souvent des avis contradictoires et il est alors aisé pour le décideur d’appliquer le principe du « diviser pour régner ». Une association apporte un avis de l’ensemble de ses membres, ce qui est beaucoup plus fort.

Si le partage du pouvoir est insuffisant ou inexistant dans notre ville, il ne restera plus à chaque citoyen que l’élection municipale pour exprimer son approbation ou son refus des décisions politiques prises pendant la mandature.

Un bon dirigeant ne ferait- il pas un subtil mélange de démocratie représentative et participative ?

Jean-Jacques Fredouille, élu écologiste

1 RÉPONSE

  • Vous avez dit « le programme » ! mais le programme c’est l’arlésienne « une chose, un événement, dont on parle souvent, qu’on attend … et qui n’arrive jamais » !

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