Deux infos intéressantes sur le projet de Géothermie
Un ami entrepreneur en Travaux publics m’a transmis un article du Moniteur des Travaux Publics, daté du 10 juin 2026, consacré au projet de géothermie de Châtenay-Malabry.
Première information intéressante : on peut lire dans l’article :
« D’une hauteur de 43 m et doté de technologies proches de celles de l’industrie pétrolière, l’engin (la foreuse, note de l’auteur) a permis de réaliser deux puits en doublets (un injecteur, un producteur) à 1 630 m sous terre. « Ces forages, qui ont la particularité d’être déviés, atteignent tous deux environ 3 km de longueur », précise Didier Pineau, chef de secteur du service géothermie de Coriance. Concrètement, pour chaque puits, les 500 premiers mètres sont forés à la verticale (avec un tubage de 70 cm de diamètre environ), avant une déviation progressive à 45°, puis 60° et jusqu’à 90° sur le dernier kilomètre, le diamètre du tubage étant alors de 20 cm. »
En synthèse, pour descendre à un peu plus de 1,5 km sous terre, on a foré sur 3 km, avec un dernier kilomètre à l’horizontale. L’extrémité du forage se trouve donc assez éloignée de la tête du puit (sur le stade du Panorama pour le projet de Fontenay). Nous aimerions donc savoir :
- Si les caractéristiques du forage à Fontenay-aux-Roses sont similaires à celles du forage de Châtenay ?
- Et dans ce cas, où se trouvent les extrémités des forages ; ou, autre façon de poser la question, sous quels quartiers vont passer les deux forages ?
Deuxième information intéressante : les chantiers de voirie pour amener la chaleur au pied des immeubles
Naïvement, je pensais que pour enfouir deux tuyaux de 20 ou 25 cm de diamètre dans les rues, il suffisait de creuser une tranchée de 30 ou 40 cm de large, suffisamment profonde pour enfouit les deux tubes l’un au-dessus de l’autre. Une photo illustrant l’article du Moniteur, reproduite ci-dessous, m’a détrompé.

C’est finalement assez comparable aux travaux de réfection de voirie et de rénovation des réseaux urbains (évacuation des eaux usées et de pluie, éclairage public, etc.). Quand on sait qu’il faut aujourd’hui au moins 6 mois pour rénover moins d’un demi- kilomètre de voirie, on se demande comment Géosud92 va mettre en place 20 km de réseau de chaleur en 3 ans (2027-2029).
J’ai bien deux petites idées…
- On va travailler sur plusieurs rues en même temps ; bonjour les embarras de circulation ! Voir ce qui se passe à Chatenay-Malabry en ce moment…
- On va bloquer totalement la circulation dans les rues en chantier, sans possibilité pour les riverains de rentrer chez eux le soir avec leur automobile pendant la durée des travaux.
Voilà un chantier qui fait de presque tous les fontenaisiens des « riverains de la géothermie », qu’ils en bénéficient ou pas…
Mais dormons tranquilles, Géosud92 et le SIPPEREC ont certainement pensé à tout ! Sauf à nous expliquer tout cela…
Michel Giraud
LAISSER UN COMMENTAIRE