Géothermie : tout ça pour ça ?
Après trois mois de consultation des habitants, que je n’hésite pas à qualifier de concertation baclée, la nouvelle municipalité de Fontenay-aux-Roses a donné son feu vert pour que Géosud92 lance les travaux de la centrale thermique du Panorama.
C’était début juillet.
Les choses n’ont pas tardé. Dès la seconde quinzaine de juillet un trou a remplacé le terrain de football, des murs de paille ont été montés sur certains côtés du chantier (pas aussi hauts qu’annoncé, mais protégés par des bâches ignifugées pour réduire le risque d’incendie), deux poteaux sont apparus au milieu du trou (amorce des puits de forage ou soutiens de la foreuse ? le débat est ouvert chez les riverains).
Et depuis ? Plus rien, ou presque !
En août, on s’est dit « c’est normal, les entreprises de BTP sont en vacances ».
Mais nous arrivons à fin septembre, et toujours rien. La foreuse, dont l’immobilisation depuis début avril coûtait si cher, n’est toujours pas là. Pire, la plateforme qui devait la supporter est toujours inexistante, preuve que le forage ne commencera pas avant des semaines…
Alors, où est le problème ?
Certains me disent « les riverains ont fait un recours en appel ; Géosud92 a peur qu’ils gagnent et temporise ». J’avoue ne pas y croire. En avril, il y avait déjà un recours en cours (en 1ère instance, que les riverains ont perdu) mais Géosud92 n’avait pas hésité à passer les commandes pour lancer les travaux.
Alors ?
Alors, Géosud92 aurait-elle découvert à son tour, au cours des premiers travaux, que le sous-sol du Panorama est instable ? Rien ne lui permettait de le prévoir ! Rien ?
Pensez donc. Cette instabilité a conduit à la destruction des tribunes du stade, à la fermeture de la piste d’athlétisme pendant des années, à la fermeture de la nouvelle salle de sport pendant des mois pour consolider ses fondations, à l’impossibilité de rénover à un coût raisonnable le terrain d’honneur du stade, etc.
Géosud92 présente ce soir son rapport annuel en Conseil municipal. Je vais écouter avec attention ce que ses représentants diront sur le sujet…
Michel Giraud
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