23 octobre 2020 | 07:36
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De l’emploi du point d’interrogation…suite

Notre 1er adjoint en charge du commerce est coutumier de l’emploi de 5 points d’exclamation lorsqu’il affirme une idée très argumentée.

Monsieur Croland, j’en ai été le témoin par les 2 exemples que j’expose ci-après.

Cette semaine, à l’issue d’une réunion que Monsieur le Maire a (enfin) accordé à 3 membres du groupe de fontenaisiens qui propose un projet alternatif consistant à construire un espace culturel multifonctionnel à la place du bâtiment d’habitation « stalino-versaillais » de 42 logements que la Municipalité a décidé sans concertation d’implanter en fond de la place du Général de Gaulle, nous avons bien évidemment évoqué la problématique que pose par notre proposition la démolition de 16 logements sociaux supplémentaires situés dans la barre basse de la Résidence Saint-Prix et de la nécessité de les reconstruire sur le territoire communal, conformément à la législation en vigueur.

Comme nous avons pu l’évoquer lors de la réunion publique du 18 décembre dernier, j’ai évoqué la possibilité d’intégrer 16 logements sociaux dans l’opération ex Osica dont le chantier est actuellement stoppé et/ou dans l’opération des 3 ilots projetés autour de la place de la Cavée afin de reloger les 16 familles dans leur environnement coutumier.

Monsieur Christian Bigret a immédiatement et spontanément affirmé : « il n’est pas question de construire des logements sociaux en centre ville !!!!! » que j’interprète et retranscris avec 5 points d’exclamation.
Avec étonnement, je lui ai demandé pourquoi.
Et de me répondre tout aussi spontanément : « Ces gens n’ont pas assez d’argent pour venir acheter dans les (futurs ?) commerces du centre ville….. ».

Je préfère ponctuer cette phrase par 5 points de suspension tellement cet argument remarquable me propulse dans une méditation enragée.`

Et ce tout récent échange me rappelle celui que j’avais eu le 30 novembre 2016 avec ce même 1er adjoint lorsque la Municipalité souhaitait recueillir l’avis de quelques représentants de l’Association La Boissière sur leur projet d’expérimentation de la fermeture permanente de la circulation automobile de la partie de l’avenue de Verdun, entre le café du marché et la rue Boucicaut.
Lors de cette réunion, j’avais dit que je trouvais très dommageable que la brocante de nuit ait été supprimée.
Monsieur Christian Bigret m’avait immédiatement et spontanément répondu: « Ce genre de manifestation attire une population que nous ne souhaitons pas voir dans le centre ville » et d’ajouter: « nous sommes en train de réfléchir comment nous pourrions organiser des brocantes par quartier ».
Ce qui signifie organiser des brocantes de pauvre chez les pauvres et des brocantes de riche chez les riches, en supposant donc qu’il n’y a que des riches en centre ville et des pauvres dans d’autres quartiers comme Scarron ou les Blagis !

Je laisse le soin à Monsieur Croland et aux lecteurs de mon commentaire d’ajouter à la fin de ces 2 dernières phrases de Monsieur Bigret le type et le nombre de ponctuation qu’ils pensent être le plus appropriés.

Cette manière de voir et de concevoir l’évolution de notre ville me glace intérieurement d’effroi.

La meilleure idée que nous devrions soumettre à notre 1er adjoint serait de lui suggérer de déménager au centre ville de Versailles ou de Levallois. Il s’y sentirai beaucoup mieux !!!!! (avec 5 points d’exclamation).

Bernard Welter

3 RÉPONSES

  • Une absence de pudeur et de dignité chez M. Bigret qui laisse pantois. Une seule qualité, l’absence d’hypocrisie. Reste à savoir la ville que souhaite la majorité des Fontenaysiens : un ghetto altoséquanais, ou une ville à la diversité et la mixité ouvertes sur le Monde qui est le notre, qu’il le veuille ou non, et que certains d’entre nous ont la “faiblesse” d’ apprécier.

  • Dans la suite “logique” d’autres positions de la municipalité : pas de magasin type LIDL ( = magasin “de pauvres” ?) aux Mouilleboeufs, plus de points de collecte de vêtements en centre ville. Dans “l’ancien monde”, on appelait ça une position de classe.

  • un commentaire digne de la brève de comptoir, mais pleinement assumé par son auteur : résident depuis 14 ans à fontenay, y réalisant 100% de mes achats quotidiens, je n’ai jamais eu la chance de croiser M Bigret dans un commerce. vraiment pas de chance!!!!! Perpétuel optimiste, je ne désespère le croiser prochainement, sans doute d’ici 2020…..(comme d’ailleurs certains commerçants de mes connaissances).

    PS: j’ai bien compté, étiquette respectée: 5 points d’exclamation, et 5 de suspension en bonus, (offre promotionnelle, c’est les soldes)

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