18 novembre 2018 | 04:40
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Déni de démocratie.

On ne peut qu’être consterné par la vie politique locale à Fontenay aux Roses . En voici deux exemples. Fin décembre et au cours du mois de janvier, un quart de l’équipe municipale est limogé par le Maire actuel, qui a dû son élection notamment grâce à l’appui de la liste conduite par le Maire-adjoint en charge de l’Urbanisme, brutalement remercié ainsi que sa Collègue en charge de l’Education et trois conseillers municipaux. Tant pis pour leurs électeurs.

L‘urbanisme est en effet une question sensible, concernant tous les habitants de la ville et pas uniquement les voisins immédiats de projets immobiliers hasardeux. On en arrive ici au second exemple d’une démocratie malmenée.

La « une » du magazine local annonce les résultats de la concertation concernant la Place de Gaulle. Quelle concertation ?

On nous informe que «  60% des votants ont choisi le scénario 2 avec le pavillon-folie (sic) » (MAG p. 15). Trois propositions étaient faites, avec, en fond de place, un énorme immeuble occultant le Château la Boissière, le reste de la Place étant soit encombré par un autre immeuble, soit occupé en partie par la folie susnommée, soit libre.

Or c’est précisément la construction de l’immeuble d’habitation de cinq ou six étages qui fait débat, débat qui n’a jamais été proposé dans la pseudo-concertation. Combien y-a-t-il eu effectivement de votants , 60% de combien d’habitants d’une ville de plus de vingt-trois mille personnes ? Le chiffre annoncé en page 16 du journal précise que « 400 personnes se sont rendues au Fontenay Scope pendant l’exposition ». S’agit-il de ceux qui ont effectivement voté ? Y-en-a-t-il eu d’autres ? Des ateliers « interactifs » ont travaillé sur l’aménagement de la place et il ressort de leurs travaux que « la population est attachée au patrimoine arboré de la place » (MAG p. 17).

Malheureusement, les arbres sont malades, et plus consternant encore, l’espace boisé classé a été déclassé sans aucune concertation par la municipalité actuelle. Mais quelques « bacs à fleurs » (ibid .) remplaceraient avantageusement les marronniers…

Il semble bien que l’on se moque complètement des Fontenaisiens.

Michèle Dorothée

3 RÉPONSES

  • Marie- Helène Boulestreau

    Existe t il des moyens légaux pour s ‘ opposer à la construction de ce monstre , au fond de la place de la Mairie? il semblerait qu’ il ne corresponde pas à la hauteur ,à respecter par rapport au château. ? Et nous n ‘ avons jamais été consultés sur cette construction, bien que dans  » Le Mag  » on nous parle sans cesse de « consultation  » avec les Fontenaysiens . Un juriste pourrait il nous répondre?

  • On peut lire dans ce blog de nombreux articles qui parlent de démocratie. Quelle bande de doux rêveurs… Il faut bien comprendre que notre équipe municipale n’a pas la même conception du tout. La « démocratie » c’est tous les six ans; un point c’est tout. Ensuite vous n’avez rien à dire en face de la légitimité électorale. Sachant que la vrai légitimité électorale, on s’en passe volontiers puisqu’on peut exclure une partie de l’équipe sans laquelle on n’aurait jamais était élu…. Quant à l’expression des citoyens… on peut s’asseoir sur des pétitions qui rassemble plus de 500 fontenaisiens.

    Je me souviens d’un article que j’ai écrit il y a longtemps: « démocratie participative ou démocratie protestataire » le choix est fait par notre équipe actuelle: « on passe en force » ceux qui ne sont pas content n’ont qu’à protester. Le plus drôle c’est que même si une majorité de fontenaisiens était contre les projets de la mairie, ils devraient payer avec leurs impôts les frais judiciaires qui permettront sans doute de les imposer…

    Alors soyons pragmatiques pourquoi on nous écouterait? Il faut attendre la fin des six ans.

    Puisque dans ce blog on peut suggérer des lectures à notre équipe municipale:

    De la démocratie sans le peuple à la démocratie avec le peuple de Jean-Pierre Charbonneau

    Résumé:

    La réflexion sur les nouvelles formes de démocratie passe par l’analyse critique de l’état de la participation citoyenne et du pouvoir citoyen, ainsi que par l’évaluation de la place réelle qu’y occupent les représentants du peuple à qui les citoyens délèguent leur pouvoir de définition et d’organisation du bien commun. L’auteur examine ainsi entre autres le déclin du pouvoir des représentants du peuple et évalue le caractère démocratique des différents modes de scrutin. Il conclut en reconnaissant qu’en regard des principes démocratiques, les systèmes politiques, les institutions, les méthodes de participation citoyenne ne sont pas tous d’égale valeur et qu’il faudra beaucoup de courage et de volonté pour sortir du paradigme toxique de la démocratie de confrontation et entrer dans l’ère de la démocratie du dialogue et de l’éthique.

  • Madame Boulestreau, vous posez une bonne question et j’espère qu’un lecteur juriste pourra nous éclairer. Mais d’ici là, il faut que les Fontenaisiens signent la pétition contre l’immeuble de fond de place et pour mettre au vote un projet alternatif.
    Cette pétition a déjà recueilli beaucoup plus de voix en 20 jous que la Folie de la consultation en 6 semaines.
    Et puis il faudra aussi que les Fontenaisiens viennent exprimer leur souhait à la réunion de présentation du projet que le maire veut organiser.
    L’adresse de la pétition est: http://chn.ge/2DinM3x

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