17 janvier 2019 | 03:00
Vous etes ici:  / Libre opinion / Elections départementales, mode d’emploi.

Elections départementales, mode d’emploi.

Les prochaines élections dites « départementales » (autrefois appelées« cantonales ») auront lieu les 22 et 29 mars 2015 afin de renouveler la compositiondu Conseil général des Hauts-de-Seine, jusqu’à sa supposée disparition début 2016, à la suite de la création de la Métropole du Grand Paris qui englobera la ville de Paris et les départements voisins de la petite couronne (91, 92, 93). Si ces élections sont avant tout médiatisées pour mettre en avant certains sondages réalisés à l’échellenationale, voici quelques explications permettant de mieux comprendre la modalitéde ce scrutin.

Notre département est découpé en cantons. Ce sont des circonscriptions électorales dans lesquelles des candidats différents se présentent. Depuis mai 2013, les modalités du scrutin sont modifiées. Chaque groupe de candidature doit comporter deux candidats titulaires à parité (un homme, et une femme), et deux candidats suppléants, également choisis de manière paritaire. Ce doublement du nombre de candidats titulaires par rapport aux anciennes dispositions, impliquant un nombre égal d’élus masculins et d’élus féminins, a nécessité une refonte de la carte des cantons, pour conserver le même nombre d’élus au sein du CG du 92.

Ainsi, le canton auquel nous appartenons regroupe désormais les villes de Fontenay-aux-Roses et de Châtillon. Les candidats titulaires qui défendront leur programme au mois de mars sont les suivants (en gras les candidats fontenaisiens) :

– PS ► Mme Jacqueline SEGRÉ / M. Patrick WIDLOECHER

– UMP – UDI ►Mme Anne-Christine BATAILLE / M. Laurent VASTEL

– FG ► Mme Marie-Claire CAILLETAUD / M. Jean-Marc LELIEVRE

– EELV ► Mme Amandine LIGEROT / M. Maxime MESSIER

– FN ► Mme Ghyslaine SCHMITT / M. Damien YVENAT

Quelques règles sur le mode de scrutin :

• Pour être élu dès le premier tour, un binôme doit obtenir au moins 50 % des suffrages exprimés, dont au moins 25 % des suffrages des électeurs inscrits sur les listes électorales. Ainsi, si la participation citoyenne à ce scrutin est inférieure à 25 % (resp. si l’abstention est supérieure à 75 %), aucun binôme ne pourra être élu au premier tour.

• Si aucun binôme n’est élu au soir du premier tour, sont qualifiés pour le second tour les binômes ayant obtenus un nombre de suffrages au moins égal à 12,5 % des électeurs inscrits, ou à défaut, les deux binômes ayant obtenu le plus de voix.

Ces élections seront l’occasion d’observer le niveau de l’abstention dans notre ville, relativement élevé par rapport à son niveau national (notamment chez les plus jeunes), lors des derniers rendez-vous électoraux.

Olivier Modez – Analyste politique.

6 RÉPONSES

  • Merci Olivier Modez pour ces explications à un mois des élections.

    Quelques compléments :
    Manuel Valls novembre 2014 parlait des départements:  » Pendant cinq ou six ans, jusqu’en 2020-2021, ces compétences seront confortées, clarifiées, parce qu’on a besoin de cette solidarité, de cette proximité, de cette efficacité. « .

    Le budget du 92 s’élève à presque 1,9 milliards d’euros et couvre les compétences suivantes :
    • l’enfance
    • les personnes handicapées
    • les personnes âgées
    • l es prestations légales d’aide sociale :
    • la contribution à la résorption de la précarité énergétique.
    • la construction, l’entretien et l’équipement des collèges.
    • la gestion de 100 000 agents techniciens, ouvriers et de service (TOS) (loi du 13 août 2004).
    • l’équipement rural, le remembrement, l’aménagement foncier, la gestion de l’eau et de la voirie rurale,
    • les ports maritimes de pêche, les transports routiers non urbains des personnes ;
    • une voirie en extension, soit toutes les routes n’entrant pas dans le domaine public national
    . compétence culturelle : création et gestion des bibliothèques départementales de prêt, des services d’archives départementales, de musées ; protection du patrimoine.
    . Dans les domaines partagés jusqu’à maintenant, le département peut intervenir pour accorder des aides directes ou indirectes au développement économique.

    Agnès Gillot

    • Agnès, enfin une candidate aux élections departementales qui parlent des réelles competences des départements. Sur le développement économiques, sur la base de qui figure dans le projet de loi nouvelle organisation territoriale de la republique, les départements ne pourront plus faire d’aides directes (jusqu’à present ils pouvaient le faire sous forme de convention avec la Region) et ils pourront continuer à faire des interventions économiques dites indirectes jusqu’au 31 décembre 2016. Sinon, ils vont a priori garder toutes les competences qui devaient être transférées aux régions sauf les transports interurbains et les transports scolaires mais cela ne concerne pas l’île de France en raison de l’existence du STIF. Amicalement

      • Encore merci Gilles pour ces précisions et pour l’expertise que tu nous apportes à nous tous, citoyens Fontenaisiens et lecteurs de ce blog.

  • A noter que les départements ne sont pas supprimés en 2016. Pour l’instant, on parle de 2020-2021 mais on peut imaginer que d’ici là, la résistance des barons locaux va s’organiser pour garder leurs fiefs…
    Les écologistes sont favorables à la suppression des conseils départementaux pour simplifier le mille-feuilles électoral. Mais d’ici là, ils existent et gèrent des budgets importants alors nous devons bien nous y intéresser et défendre nos idées.
    http://fontenaychatillon.ecologie2015.fr/

  • Une phrase de Françoise Giroud, différenciant la droite et la gauche m’est revenue à l’esprit, elle me semble assez juste : « face aux inégalités et injustices, la droite dit, ‘c’est inévitable’, la gauche, ‘c’est intolérable' ».
    Je voudrais donc un conseil départemental qui considère que les inégalités et les injustices sont intolérables, surtout si ce département est riche, très riche comme celui des Hauts-de Seine ….

  • Les départements ont en charge, outre les collèges et la voirie, les solidarités (vis à vis des territoires et des personnes). C’est sans doute une des plus belles competences pour une collectivité. Malheureusement, les élus de droite, et malheureusement aussi dans une certaine mesure les élus de gauche ont probablement considère que cette compétence n’était pas a la hauteur de leur ambition et se sont mis à faire du développement economique en doublon des Regions, de l’emploi en doublon de l’Etat, de la REGION ou du bloc communal, de l’enseignement supérieur en doublon de l’Etat ou de la REGION… Plus qu’une suppression d’une couche d’une mille feuille administratif nécessaire mais complexe à réaliser, prônons collectivement une spécialisation de chaque niveau de collectivité autour de blocs de competences bien identifiées pour éviter les doublons et savoir enfin qui fait quoi dans l’action publique.
    Gilles Mergy, ancien maire adjoint aux finances

LAISSER UN COMMENTAIRE

Votre email ne sera pas publié. Les champs obligatoires sont précisés ( obligatoire )