18 juin 2021 | 01:16
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Faire des analyses, c’est bien, mais tout dire, c’est mieux

Jean-Michel Durand poursuit dans un blog Fontenaisien son intéressante analyse de la situation de la population de Fontenay.

En ce qui concerne son évolution, Jean-Michel Durand refait la même erreur – mais peut-on encore parler d’erreur quand on connait sa capacité d’analyse ? – et c’est la même  que celle de L. Vastel.  Erreur que je finis par penser volontaire pour servir une ambition : On ne prend en compte que les recettes apportées par de nouveaux arrivants. Comme si il n’y avait pas de dépenses.

Mais il y en aura évidement. Ecoles, crèches, lieux de sport, salles de réunions, santé, services divers, etc…

Car 1500 (Sdrif) ou 2000  voire, entend-on, 2500 (ambition municipale) logements supplémentaires, c’est 3500 (Sdrif) ou 5000 voire 6500 (ambition municipale) habitants supplémentaires.

Qui peut penser que ceci se fera à iso niveau d’équipement ?

Puisque J.M. Durand sait donner des chiffres pourquoi ne donne-t-il pas celui du solde « recettes-dépenses » de l’arrivée de 3500 ou 5000 ou 6500 habitants ?

Peut-être parce qu’il suit la fameuse antienne de L. Vastel : “Les recettes c’est pour la municipalité, les dépenses c’est pour le Territoire”. On le lit en permanence pour toutes les dépenses de fontaines, statues et places nouvellement installées.

Ce doit être la même théorie pour le reste…

L. Vastel et J.M. Durand nous ont tous les 2 servi l’argument des recettes dues à l’accroissement de population pendant toute la première mandature pour justifier la sur-densification souhaitée. Mais jamais celui des dépenses. On peut reprendre tous les tracts ou discours de la précédente mandature ou de la dernière campagne, pas un mot des dépenses pour suivre l’augmentation de population.

Il est regrettable que cela recommence avec la deuxième mandature.

De mémoire, un article d’un élu sous la précédente mandature précisait avec force détails que le bilan financier de l’accroissement de population n’est pas financièrement positif, loin de là.

Il  conviendrait donc de ne pas laisser une deuxième fois distiller auprès des Fontenaisiens des informations tronquées, et les laisser en tirer une conclusion fausse.

Alors à quand un grand débat municipal, mais avec tous les éléments, financiers, écologiques, qualité de vie, etc.., “Avantages et inconvénients d’une sur-densification par rapport aux exigences du Sdrif” ?

Monsieur Vastel étant incapable d’une telle initiative, Gilles Mergy pourrait peut être l’organiser dès que l’on pourra de nouveau se réunir et débattre !

Voilà qui intéressera de nombreux Fontenaisiens pour préparer la ville de demain.

Daniel Marteau

1 RÉPONSE

  • Bernard Welter

    Nous avons été plusieurs à reconnaître que l’analyse de Monsieur Jean-Michel Durand démontrant la stabilité de la population de Fontenay aux roses depuis 1975 est très bien construite et argumentée.

    Mais d’épisode en épisode, outre les égratignures inutiles faites sur les mandatures de Pascal Buchet, la finalité de l’argumentaire développé va inexorablement dans le sens d’une nécessité absolue de favoriser l’augmentation de la population afin de contribuer à assainir les finances de notre ville, sinon, ben … on meurt, nous dit-il.

    Et donc, d’après notre analyste, il faut construire pour ramener de l’argent dans les caisses de la municipalité comme le font tous les Maires bâtisseurs proches de Madame Pécresse.

    Mais il est surprenant que toute cette démonstration ne s’intéresse et ne tourne qu’autour de quantités, que ce soit celle des habitants ou celle des recettes.

    Jamais il n’est question de qualité de vie et de bien être alors que tout devrait commencer par là.

    Aucune allusion non plus sur les conséquences de la densification sur l’environnement alors que les citoyens sont de plus en plus conscients et convaincus que la minéralisation des sols favorise le réchauffement climatique.

    Je ne pense pas que vivre dans des mégapoles de 10, 15, 20 millions et plus d’habitants, que densifier des territoires urbains comme celui des Hauts de seine, procure bonheur et joie de vivre. Bien au contraire.
    Et pendant ce temps la progressive désertification de certaines villes françaises, moyennes et petites, consternent ceux qui les gèrent et leurs habitants.

    Plutôt que de vouloir densifier et trop souvent surdensifier par des règles d’urbanisme qui sont façonnées pour y arriver, et de promouvoir les fameuses recettes théoriques qui en découleraient, il serait beaucoup plus salutaire de réfléchir sereinement à un aménagement équilibré du Territoire.

    Monsieur Jean-Michel Durand vous faites parti du monde d’avant et je pense sincèrement que vous vous trompez d’objectif.

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