19 octobre 2019 | 04:42
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Un Conte Fontenaisien : Les magnolias

L’affaire du parquet de la salle de danse de l’ancien Conservatoire de la rue du Docteur Soubise fait resurgir du passé un merveilleux conte : celui des magnolias.

Dans un temps très éloigné, en 1992, le maire de l’époque, M. Moizan, qui avait dans son équipe M. Bigret et Mme Guilleminot que vous connaissez bien, projetait de réaménager la Place de Gaulle : jardin à la française dégageant l’entrée du château, immeuble de 3 étage en fond de place, marché couvert sous le parvis du château, parking de 340 place sous le marché, plantation d’une quarantaine de magnolias Grandi Flora à la place des marronniers.

Une magnifique brochure insérée dans le Fontenay Magazine de mars 1992 glorifiait tous les avantages de ce projet.

Sur la couverture, on lisait : « POS : avis favorable du commissaire enquêteur ». Cette information était cruciale, car la réalisation du projet était conditionnée à l’acceptation du POS

Avec un peu d’empressement, notre maire avait acheté, en catimini, les 40 magnolias. Il avait hâte de voir se réaliser son rêve.

Sept associations, des mauvais coucheurs, se sont bien un peu rebellés : « Le jardin à la française sème la zizanie » , « Halte au massacre » (Le Parisien, janvier 1992), Mobilisation pour sauver les 64 marronniers de Fontenay (Le parisien, avril 1992), « Les arbres de la discorde » (France Soir Sud, juin 1992),…

Mais M. Moizan tenait bon : « Sauvetage des 64 marronniers, le tribunal va trancher », (Le parisien, mai 1992), « Fontenay : délai de grâce dépassé pour les 64 marronniers (juillet 1992) », « les marronniers passeront-ils l’été ? », « A la merci du maire ». (Le parisien juillet 1992). Dans sa toute puissance, M. Moizan montrait qui était le chef.

Et… le POS a été annulé le 29 octobre 1992. Le projet n’a pas vu le jour.

Que sont devenus les pauvres magnolias ? Ont-ils subi le même sort que celui du parquet de la salle de danse de l’ancien Conservatoire de la rue du Docteur Soubise ?

Je vais conclure par un bon vieux proverbe grec : « Par trop de précipitation, on a souvent à rougir de sa folie. »

Oups ! Ce proverbe me parait maintenant totalement obsolète.

 Il me vient à l’esprit : « Tel père, tel fils ».

Pierre GOUSTARD

1 RÉPONSE

  • J’y pensais depuis le début, les péripéties actuelles sont très semblables à celles que nous vécurent à l’époque de M. Moisan… On sait comment cela s’est terminé… On s’en serait bien passé.

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