25 juin 2024 | 04:42
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165

Lors du conseil municipal du 9 mars dernier, il a été annoncé que notre commune perdrait 38 berceaux supplémentaires réduisant de facto le nombre de berceaux municipaux à 165. Depuis 2020, nous avons perdu les 45 berceaux de la crèche Pom’de Reinette à l’été 2022 et maintenant 38 berceaux supplémentaires.

Cette réduction est causée par le départ de 14 employés municipaux. Le maire a annoncé qu’un audit était en cours afin de comprendre pourquoi notre commune était confrontée à des départs massifs. Après première analyse, il ne s’agirait pas d’un problème de rémunération mais de “problématiques complexes”. Nous n’avons pas pu obtenir d’autres explications à ce stade.

La perte de ces berceaux est catastrophique pour les parents dont certains sont contraints d’arrêter de travailler pour garder leur enfant. Cette cessation d’activité professionnelle touche à 98% les femmes.

Le manque de berceaux a une conséquence directe sur l’égalité femme/homme. Tous les rapports des institutions étatiques ou internationales sont formels sur ce point. Par exemple, le rapport de l’organisation internationale du travail de 2019 ou le rapport intitulé les 1000 premiers jours.

Il pourra être répondu que certaines familles font le choix du congé parental. Ce choix volontaire est pourtant rarement une volonté des deux parents. Il est souvent contraint pour divers motifs : absence de moyen de garde ou impact financier trop important de la garde par rapport à la perte de l’emploi.

En tout état de cause, les différents témoignages que je recueille à ce sujet montrent une profonde détresse des parents.

Dans notre commune, il est urgent qu’un adjoint à part entière s’occupe de cette question. Nous sommes en effet une des rares communes qui n’a pas missionné un adjoint au maire pour traiter de la petite enfance. Ce n’est pas le cas à Montrouge (1ère adjointe), Sceaux (1ère adjointe), Bourg-la-Reine (9ème adjointe) ou encore Clamart (1ère adjointe).

En effet, à Fontenay-aux-Roses, cette fonction essentielle est tenue par une conseillère municipale déléguée qui n’a pas la même autorité et les mêmes moyens qu’un adjoint au maire. Elle ne peut donc pas mener une politique de la petite enfance efficace.

La frustration générée par ce manque de moyens s’est particulièrement fait ressentir lors du conseil municipal du 9 mars dernier lors duquel la conseillère municipale chargée de la petite enfance a eu le courage et l’honnêteté intellectuelle de corriger le descriptif inexact réalisé par le maire à propos du nombre de places en crèche.

Léa-Iris POGGI
lea.poggi.fontenay@gmail.com
Conseillère municipale indépendante

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