16 mai 2021 | 21:06
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Assumer ses responsabilités

Encore une fois Michel Faye dans une communication attribue à la loi Alur la responsabilité de tout projet d’immeuble haut dans Fontenay-aux-Roses.

C’est encore le cas cette semaine avec la signature d’un article sur l’acceptation d’un permis de construire pour 39 logements sur 6 niveaux au 136-136 bis rue Boucicaut .

Cet acharnement de Michel Faye à attribuer à la loi Alur la responsabilité de tous ces projets sur densifiant la ville n’est là que pour cacher sa propre responsabilité. Car si en effet la loi Alur a bien supprimé le COS qui limitait la surface de plancher à construire, rien n’empêchait d’inscrire des limites plus fortes dans le PLU

Or c’est bien Michel Faye, adjoint à l’urbanisme et avec l’aval de L. Vastel, qui a présenté ce PLU pour Fontenay-aux-Roses.

Ce n’est pas faute d’avoir à de nombreuses reprises attiré l’attention de Michel Faye sur les conséquences de certains points du PLU.

Je me souviens de discussions « franches », comme on dit dans le langage diplomatique, de Bernard Welter et moi-même avec Michel Faye pour attirer son attention sur certains points très dangereux du PLU quant à la possibilité qu’il donnait de surdensifier. Et me souvenir des propositions que nous avions faites, comme beaucoup d’autres Fontenaisiens d’ailleurs. Il suffit de se rappeler le nombre de remarques faites par les Fontenaisiens sur le projet de PLU. Un record. 

Je n’en ferai pas la liste exhaustive et n’en prendrai que 2 ici :

  • Puisque le PLU a été rédigé après l’abandon COS, ne pas inscrire dans le PLU un garde fou était la porte ouverte à des constructions en hauteur.   Nous proposions donc d’inclure une limitation des surfaces à construire par des règles de hauteur plus restrictives. C’était tout à fait possible et simple à écrire.
    Rien n’y a fait. Michel Faye n’a pas modifié le texte ;
  • Ecrire dans le PLU pour la zone UE : « une zone d’habitat à dominante résidentielle sous forme majoritairement individuel, de type pavillonnaire » était une aberration. Majoritaire veut dire 51%. On peut donc avec ce PLU avoir, à terme, 49% de la surface de la zone UE de Fontenay-aux-Roses occupée par des immeubles. Voilà une rédaction qui fait croire que l’on maitrise la zone UE et qui laisse la porte grande ouverte à modifier en profondeur cette zone.
    Rien n’y a fait. Michel Faye n’a pas modifié le texte.

Répéter en permanence que la loi Alur est la responsable des constructions hautes, c’est omettre volontairement la responsabilité des rédacteurs des PLU.

Et les adjoints à l’urbanisme dans les villes qui ont élaboré un PLU sont les responsables, avec le Maire bin entendu,  de ce qui y est écrit.

Et Michel Faye était bien l’adjoint à l’urbanisme lors de l’élaboration du PLU et sa présentation.

Quant à l’argument maintes fois répété par Michel Faye « sans moi le PLU aurait été pire » nous pouvons lui répondre qu’ « avec nos propositions il aurait été bien meilleur ». 

Prendre des responsabilités c’est bien. 

Les assumer c’est mieux.

Les renvoyer sur quelqu’un d’autre pour se dédouaner c’est lâche.

Daniel Marteau

2 RÉPONSES

  • Jean-Yves Sommier

    En complément de l’article clair de Daniel Marteau, personne ne pouvait ignorer ce risque y compris dans les zones pavillonnaires. En effet le Commissaire enquêteur avait soulevé la probabilité de dérive dans son rapport sur le projet de PLU.
    Il ne suffisait pas d’affirmer que le PLU de FAR était plus vert que vert pour que cela soit réalité.
    Jean-yves Sommier

  • Bernard Welter

    Lors de nos échanges verbaux un peu musclés (le langage diplomatique permet-il cette variante d’appréciation ?), Michel Faye, pour tenter de nous rassurer, affirmait que les promoteurs se désintéresseraient des zones UD et UE car les règles incluses dans le PLU limitaient les surfaces constructibles.

    Nous lui rétorquions que les promoteurs ne se portent pas acquéreurs de biens immobiliers pour les revendre, mais achètent des droits à construire.

    Et de lui rétorquer que les plus voraces d’entre eux n’hésiteront pas à mettre un peu plus d’argent sur la table pour pouvoir acquérir plusieurs parcelles mitoyennes afin de monter une petite opération immobilière juteuse.

    Comme tu le rappelles à juste titre Daniel, la notion de « majoritaire » inscrite dans le PLU n’interdit aucunement la construction de petits logements collectifs sur une emprise au sol de 40 et 50%, de limite parcellaire à limite parcellaire.

    C’est exactement ce que nous constatons sur la parcelle située à l’angle Pasteur/ Boris Vildé par exemple.

    En cas de recours contentieux sur ce type de projet, les promoteurs savent bien que le juge se référera à ce qui est inscrit dans le PLU approuvé par le Conseil Municipal.

    Si Michel Faye avait pris la peine d’entendre avec clairvoyance nos requêtes et celles de nombreux Fontenaisiens émises auprès du Commissaire enquêteur, il aurait aujourd’hui du temps pour faire autre chose que d’aider des riverains mécontents à mettre en forme des recours et des pétitions.

    La loi Alur a bon dos. Je suis convaincu qu’elle satisfait pleinement le clan des Maires bâtisseurs dont Laurent Vastel fait parti.

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