28 juin 2022 | 09:15
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C’est la gabegie, la gabegie, la gabegie !

Tous les riverains de la rue Maurice Philippot, et ceux qui empruntent la rue pour diverses raisons, le savent : cette rue est en rénovation (éclairage publique, trottoirs et voirie) depuis le 11 avril, jusqu’au 10 novembre (date annoncée dans un courrier signé par MM Vastel, maire de Fontenay-aux-Roses, et Berger, président de Vallée Sud-Grand Paris) ou jusqu’au 9 septembre (date affichée aux entrées du chantier).

Personne ne comprend pourquoi rénover 400 mètres de rue prend entre 5 et 7 mois, d’autant que nous assistons au ballet quasi quotidien « On ouvre une tranchée le matin – on la rebouche le soir – on la réouvre le lendemain ».

Il y a sans doute des raisons techniques ; certainement trop complexes pour qu’on nous les explique… Faisons confiance !

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En revanche, il y a quand même sur ce chantier des tâches assez basiques, dont la répétition m’interpelle…

Dès le 11 avril, la protection du chantier était assurée par des plots plastiques tels que ceux de la photo ci-dessous.

Naïvement, quand ils ont été remplacés quelques jours plus tard par des barrières métalliques, telles que celles de la photo ci-dessous, je me suis dit que les premiers ne devaient pas être conformes aux règles.

Mais quand j’ai constaté samedi dernier qu’une équipe était de nouveau en train de remplacer ces barrières par un autre modèle (photo ci-dessous), le troisième donc, je me suis étonné. J’ai posé la question du « pourquoi » aux jeunes gens qui réalisaient l’opération, n’obtenant comme réponse qu’un « Désolé, nous ne savons pas. On nous a juste demandé de le faire ».

Cette réponse ne me satisfaisant pas, j’ai coiffé ma casquette d’enquêteur (amateur) du Canard Enchaîné (j’ai eu la chance, au cours de ma carrière professionnelle, d’avoir une formation animée par un des plus illustres enquêteurs du Canard). Et la vérité est apparue assez rapidement : quelqu’un ayant le bras long, à la mairie de Fontenay, ou plus vraisemblablement au Territoire, avait appelé le grand patron de Colas, l’entreprise maître d’œuvre du chantier, pour se plaindre que les barrières étaient de couleurs disparates et cabossées… Pas esthétiques !

Il est vrai que les nouvelles barrières sont neuves et plus jolies… Plus jolies ? Je ne sais pas. Disons d’une couleur plus à la mode.

Mais bon, je pense que mes voisins et moi aurions préféré qu’on fasse bosser une équipe le samedi pour raccourcir le délai du chantier plutôt que pour lui refaire une beauté…

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Et puis, ces nouvelles barrières, elles ont quand même un gros défaut : elles sont ajourées ! Comment voulez-vous que mes copains street artists viennent y peindre des fresques ?

Il faut me changer tout ça ! Je vais lancer une pétition sur change.org.

Michel Giraud

NB : le titre de cet article est inspiré de La gadoue, une chanson de Serge Gainsbourg. Avec la sècheresse qui sévit (hélas !), si nous avons « la gabegie » sur le chantier, nous avons pour le moment évité « la gadoue »…

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