18 juillet 2024 | 00:14
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Le ras-le-bol des habitants du quartier des Blagis

Avec Marie-Laure Ange, Présidente de l’amicale des locataire des Blagis et Colette Vidalenc, la trésorière, nous sommes allés hier à la rencontre des habitants des Blagis.

Ils n’en peuvent plus.

Tout d’abord, le quartier n’a pas été épargné par les violences urbaines à la suite du meurtre dramatique du jeune Nahel à Nanterre : voitures incendiées, bureau de vente du promoteur immobilier et pavillon de présentation de l’opération immobilière complètement détruits, dépôts d’ordures calcinés…

Certains habitants du quartier ont eu terriblement peur pendant ces nuits d’émeute et quelques-uns d’entre eux se sont faits prescrire des calmants pour dormir.

Les responsables associatifs et religieux du quartier ont parlé avec les jeunes pour leur expliquer comprendre leur colère légitime et leur expliquer pourquoi la destruction et la violence ne résoudront rien. Mais pour avoir supprimé les postes de médiateurs dans le quartier, ne pas avoir remplacé la maire adjointe de quartier et pour avoir réduit à la portion congrue les activités de la maison de quartier des Blagis, la municipalité ne peut plus jouer ce rôle apaisant dans le quartier. Le Maire y est juste passé en coup de vent le temps d’être photographié…

Ces violences urbaines sont venues noircir encore plus le devenir de ce quartier de notre commune.

En 2019/2020, le Maire et le bailleur Hauts de Seine Habitat faisaient miroiter un avenir radieux aux habitants en projetant des photos d’artiste du futur quartier.

Plus de trois ans après, quelques barres d’immeubles ont été détruites, le terrain de basket a été rasé et les premiers habitants ont été relogés en dehors du quartier voire en dehors de Fontenay-aux-Roses. Les dépôts d’ordures sauvages n’ont pas disparu, la voirie est de plus en plus dégradée, l’entretien des parties communes est de plus réduit et les menues réparations prennent toujours autant de temps.

Les habitants du quartier que nous avons rencontrés ont la légitime impression d’avoir été trompés par des promesses purement électoralistes.

Le projet de réhabilitation approfondie du quartier que je défendais avec mes colistiers en 2020 aurait quant à lui permis d’agir plus vite et plus efficacement afin que ses habitants puissent enfin y vivre dans des conditions dignes.

Avec mes amis de l’opposition, je continuerais à me mobiliser auprès du Maire et du bailleur Hauts de Seine Habitat pour que les engagements pris en 2020 soient respectés tant sur l’amélioration de la vie quotidienne des habitants que sur la réalisation d’un nouveau quartier plus accueillant où il fera enfin bon vivre.

Gilles Mergy

1 RÉPONSE

  • Article très intéressant.
    Sous prétexte de mixité sociale, on met en place des PRU qui ont pour objectif de faire fuir les locataires actuels qui ne pourront plus payer des loyers élèves suite aux à ces rénovations.

    C’est bien souvent le processus de gentrification qui se met en place

    Regardez ce qui s’est passé il y a quelques années au Plessis Robinson pour faire fuir les locataires des HLM à revenus modestes, et cela a fonctionné.

    Courage aux habitants de ce quartier et défendez vos droits !

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