10 décembre 2022 | 10:00
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Billet d’humeur : à propos de l’affaire Bayou

Il y a quelques jours, je commençais un « Billet d’humeur » par ces mots : « À peine trois mois après les affaires Taha Bouhafs, Damien Abad et Eric Coquerel, voici venir Adrien Quatennens. »

Je pourrais aujourd’hui ajouter « et Julien Bayou » ?

Bien que l’intéressé ne me soit guère plus sympathique qu’Adrien Quatennens, j’ai envie de prendre sa défense. Que lui reproche t’on ? D’après Sandrine Rousseau, « une de ses anciennes compagnes l’accuserait de violences psychologiques… Mais rien ne serait pénalement sanctionnable ! » Et la victime ne s’est jamais exprimé publiquement.

Dans les quatre cas précédents (Bouhafs, Abad, Coquerel, Quatennens), il y a des enquêtes judiciaires et/ou des aveux. Nonobstant la présomption d’innocence, on est en droit d’attendre que nos élus soient exemplaires.

Dans le cas Bayou, on n’est même plus dans la présomption d’innocence. On est dans de la relation (du verbe “relater”) indirecte (« on m’a dit que… ») de faits non répréhensibles dans la loi. Peut-être devraient-ils l’être, et je soutiendrais volontiers ceux qui proposeraient une loi en ce sens. Mais les accusateurs de Julien Bayou ne l’ont pas fait.

C’est un peu comme si, au cours d’une campagne électorale, on disait d’un candidat « un soir, il a conduit sa voiture alors qu’il avait bu plus d’un verre de vin. » Si c’était deux verres, c’était acceptable ; si c’était dix verres, cela ne l’était plus. Mais vous ne le saurez pas. Alors le doute s’installe…

Si une telle mésaventure m’était arrivée, je me serais demandé qui a intérêt à tenter de me discréditer… Sans doute pas Mme Rousseau.

Michel Giraud

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