20 janvier 2021 | 19:32
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Un message au premier des 20%

Mon maire bâtisseur,

Comme vous n’êtes pas sans l’ignorer ( comme vous le lisez nous avons  adopté vos tournures de phrase qui plaisent tant aux érudits de la rue Bourricot) je suis un fervent partisan de votre politique locale de soutien aux permis de construire pour des beaux immeubles avec des appartements neufs, et surveille en permanence les flux de couillonneries qui circulent sur les réseaux sociaux. Ce qui me permet de vous y lire parfois puisque vous aussi goûtez ce canal d’expression tout comme votre  homologue étasunien qu’un vieux barbot incapable d’épouser une jeune femme plus jeune que lui de 25 ans vient de destituer injustement.

Je voudrais attirer votre attention sur certains agissements récents dans la ville qui auraient peut être échappé à votre sagacité et qui pourraient porter préjudice à votre précieux membre, du conseil municipal s’entend.

En effet des malveillantes se permettent de diffuser sur les réseaux sociaux des propos nauséabonds en tentant, pour dénigrer assurément, de laisser croire par le truchement de leurs signatures (des pseudos bien sûrs, les lâches) qu’ils sont le fruit de la réflexion de votre très proche alliée puisque à leur lecture on est fondé à penser qu’ils ont été écrits dans les c…, endroit particulièrement prisé par la première dame municipale comme on a pu l’apprendre récemment dans ce brûlot d’Osez Fontenay qu’il conviendrait , si vous permettez cette incise, de  rapidement et définitivement bâillonner.

Oui grand émir, on recopie certaines des plus belles expressions de votre plus éminente adjointe.

J’en viens aux faits. Mme Gabriela Regada nous  rappelle il y a quelques jours dans un de ces rares moments de poésie qui font la joie des twitteur et teuses compulsifs que «  L’arbre qui tombe fait plus de bruit que la forêt qui pousse ». 

Ça scotche. Depuis Chateaubriand (Kevin de la branche le cousine, pas le cinéaste), on n’avait rien lu de tel.

Sans même avoir le temps d’analyser la portée d’une telle envolée , voilà pas qu’une madame Mafalda Pinto, dont aucun de vos plus fins limiers ne semble retrouver l’identité sur les listes électorales, nous écrit sur les mêmes réseaux sociaux que, tenez vous bien,  « L’arbre qui tombe fait plus de bruit que la forêt qui pousse » .

Les bras eux aussi m’en tombent en faisant un potin d’enfer, j’en ai lâché mon 3 ème verre de Chablis.

On plagie vilement la première dame, s’étrangle Lucienne ( ma grand mère).

Ne devriez vous pas, grand mufti,  sévèrement punir de tels agissements ? A moins bien entendu qu’un accord tacite et tactique n’ait été passé entre les deux tweeteuses patentées sans que nous en ayons été informés.

Encore ahuris d’avoir constaté cette vilenie, voilà pas que nous tombons sur un nouvel article, écrit par une certaine Paula Feirara, encore un pseudo à coup sûr ( vos experts pressés par le shérif local n’en retrouvent pas plus l’existence mais la consonance inventée semblerait vouloir tenter de laisser penser que l’ impétrante ne serait pas sans avoir un  lien avec votre très proche adjointe) qui se vautre sur un groupe « Tu sais que tu … », avec des propos éclairants, modèles de mesure et de pertinence.

Je ne vous les livre pas ici, car honteuse elle l’a retirée après quelques jours. Mais d’aucuns parmi les plus pervers de vos détracteurs, probables malveillants zozos – que le tout puissant les maudisse jusqu’à leur dix septième génération – en auront sans aucun doute gardé une trace. Pour s’en servir, à n’en pas douter, au détour d’une quelconque campagne électorale à venir, je ne suis pas sans le craindre. Les fourbes.

Elle distribuait dans sa magistrale intervention quelques remarques pas inintéressantes sur l’anatomie d’un perdreau de l’année politicien local et sur les qualités cachées de quelques fontenaisiennes récemment retirées des affaires sans oublier une aimable attention à l’égard de ce triste Osez Fontenay dont nous savons combien vous, le défenseur infatigable de la liberté d’expression, vous le  Voltaire du 9.2,  vous le « Je suis Osez » , vous tenez à ce qu’il ne soit pas victime d’une nouvelle fatwa cette fois ci lancée par une inconnue même si , au moins le devine-t-on, elle se dit votre supportrice.

Se servir de pseudos Mafalda Pinto, Paula Feirara, ou demain pourquoi pas Muriela Mormoila, en faisant croire qu’ils proviennent de votre très proche, elle dont la remarquable discrétion va jusqu’à, on l’a lu plus haut, lire les tweets dans son chalet d’aisance, c’est tout simplement honteux!  Où va se nicher la malice de nos jours, je vous le demande.

Moi je dis « Assez ».

Tenter de discréditer ainsi votre première dame municipale en la plagiant ou en lui attribuant sous pseudo des articles malveillants , je vous le dis sans détour, monsieur le premier, fait très mauvais effet dans les beaux quartiers.

Et ça jase dru.

Votre image pourrait être ternie , regrettable  à la veille d’élections  où l’on attend une belle dizaine de % de votant à Fontenay, si vous ne saviez mettre fin dans les plus brefs délais à ces agissements coupables.

Mais nous savons que vous saurez.

Votre obséquieux informateur,

Votre indéfectible soutien,

Jean Guy Croland 

2 RÉPONSES

  • Dominique Leonard

    Notre première poétesse avec ses plagieuses n’a rien inventé elle n’a fait que reprendre le titre d’un livre de Nicolas Bouzou “on entend l’arbre tomber mais pas la forêt pousser” C’est un proverbe africain.

  • Cher Monsieur Croland, je ne connais pas la poétesse Mafalda Pinto ; en revanche, je connais bien la Mafalda de Quino (il vient de nous quitter) qui promène son regard affûté sur la société argentine et au-delà dans la bande dessinée éponyme.
    C’est drôle et sa vision critique est toujours d’actualité.
    Mes amitiés à Lucienne.

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