24 avril 2019 | 20:31
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OIN : Réponses de Pascal Buchet

Merci à Jean Guy Croland pour son article qui demande à juste titre de quoi y voir plus clair.

Les faits : Afin de préparer les ateliers du Grand Paris, plusieurs études ont été réalisées par l’AFTRP pour apprécier les potentialités de construction de logements en région parisienne. Fontenay n’y est cité que pour la zone du CEA où cette étude indique une construction maximale possible de 845 logements ou activités. Ce ne sont que des simples études. L’hypothèse d’une Opération d’intérêt national n’est à ce jour acté ni par le Gouvernement ni par le Préfet.

La zone du CEA reste toutefois la seule de la ville qui selon nous peut accueillir raisonnablement des créations supplémentaires significatives de logements, bien moins d’ailleurs que 845 car nous avons besoin d’y créer des activités économiques sources de ressources et d’emplois pour la commune. Nous l’avions d’ailleurs intégrée dans notre programme municipal tout comme la nouvelle majorité dans ses exposés au conseil municipal. Les terrains appartenant à l’État, j’avais donc sollicité l’État pour les mettre à la disposition de la ville pour y mener une opération mixte, des logements mais aussi des activités car nous manquons d’emplois sur la commune (s’il y a bien un déséquilibre sur la ville, c’est certainement le manque d’emplois auquel il fallait donc s’attaquer).

Mais contrairement à la coalition qui dirige la ville actuellement, nous refusons l’objectif annoncé en conseil municipal de l’actuelle municipalité de surdensifier la commune en construisant 2000 logements supplémentaires (hors rénovation) partout dans la ville – et uniquement des logements privés pour attirer 3000 habitants supplémentaires aux revenus aisés et ce au détriment de la mixité sociale de notre commune, du millier de Fontenaisiens demandeurs de logement et ce pour le plus grand profit des promoteurs immobiliers. Leurs premiers projets immobiliers annoncés sans concertation sur la Place de Gaulle et à la Cavée en disent long sur leurs intentions ainsi que ceux visant la démolition des logements sociaux aux Blagis.

Notre position est claire : Désormais que nous avons pu reconventionner les logements ex-Icade, nous considérons que l’équilibre de la ville, sa mixité sociale, est atteint. Le taux de logements sociaux sur la ville est identique à celui que nous avions en 1994 (38 %) auxquels s’ajoutent essentiellement les nouveaux logements étudiants de l’ex-ENS que nous avons créés aboutissant au taux de 42 %. Il faut même préciser que parmi ces logements « sociaux », un tiers environ sont des PLS soit des logements accessibles pour l’essentiel qu’aux seules classes moyennes supérieures. Le taux réel de logements vraiment sociaux (PLUS et PLAI) n’est que d’environ 30 %. Notre objectif réaffirmé dans notre projet était de préserver cet équilibre urbain, environnemental et social et donc de construire peu car notre commune est déjà dense et doit protéger tous ses espaces verts. Nous n’envisagions donc de mener que des opérations limitées en maintenant ce triple équilibre. L’idée que nous ne voudrions que des logements sociaux est donc une désinformation mensongère de la coalition en place.

C’est ainsi que nous avions engagé une opération mixte en centre ville avec autant de logements privés en accession rue Boucicaut que de logements sociaux et avec systématiquement des commerces en rez de chaussée (c’est ainsi que nous avons pu installer le nouveau magasin « la Vie Claire »). Mais et c’est instructif : la nouvelle majorité n’a gardé que les logements privés et a bloqué la partie sociale pour la vendre à un promoteur immobilier pour y faire du privé et en lui ajoutant le projet d’un nouvel immeuble en « L » sur la place de Gaulle démolissant les logements passerelles de St Prix et rappelant ainsi les anciens projets du maire RPR d’avant 1994 avant qu’il ne soit battu aux élections de la même année.

Cette frénésie immobilière de la nouvelle municipalité rappelle en tous points celle que menait le RPR avant 1994 sous la houlette de la maire adjointe de l’époque Madame Guilleminot dont chacun connait sa proximité avec les promoteurs immobiliers. Il est étonnant que Mr Faye qui l’a tant dénoncée se retrouve à ses côtés aujourd’hui pour mener cette même politique.

Espérant avoir permis de clarifier la situation volontairement brouillée par la nouvelle municipalité, nous restons à votre disposition pour toute information supplémentaire afin que vive le débat démocratique sans désinformation comme celles nombreuses qui ont transformé le magazine municipal payé par vos impôts en un outil de propagande politicienne et de dénigrement mensonger.

Pascal Buchet

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