24 février 2018 | 07:15
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Un manuscrit ancien découvert et traduit par le sous-sous-sous-vizir des Blagis

Je suis très surprise de lire votre communication Mesdames et Messieurs les administrateurs ; je connais Monsieur Durand et il manie l’humour avec brio.

Pour étayer mon propos, je partage avec vous ci-dessous une traduction de la copie d’un manuscrit ottoman qu’il a faite et partagée avec la majorité municipale dont nous étions, avant d’en être jetés !

 » Le retour …. de l’Ex-grand-vizir
Cette histoire se passe loin d’ici, en empire ottoman, en d’autres temps. Toute ressemblance ….
Le Grand Vizir de la ville avait été battu et, démocratiquement, remplacé par un nouveau Grand Vizir.
La chute d’Ex-grand-vizir était pourtant logique; il avait été condamné par une succession de
tribunaux dans une sombre affaire de harcélement à l’encontre d’une jeune collaboratrice. Cette
dernière s’était défenestrée. La cour d’appel avait condamné Ex-grand-vizir à six mois de prison avec
sursis et à une lourde amende, aggravant ainsi la peine prononcée en première instance par le
tribunal correctionnel . Quinze militants et amis d’Ex-grand-vizir avaient d’ailleurs démissionné du
groupe politique auquel ils appartenaient tous pour manifester leur indignation à propos de son
investiture comme tête de liste aux élections (investiture d’ailleurs contraire aux statuts du parti). Le
jour de l’élection municipale, les femmes, par solidarité féminine, s’en souvenaient !
De plus, les habitants de la Ville avaient également considéré qu’ Ex-grand-vizir n’avait pas fait
grand chose durant sa dernière mandature: les chemins étaient mal entretenus, les bâtiments
municipaux mal maintenus , les tribunes du stade demandaient une course de haies pour passer par
dessus les barbelés qui en interdisaient l’accès, … Les données socio-économiques et l’attractivité
locale allaient si mal que la population de la Ville avait baissé, passant de 25.000 habitants en 1975
à 22.000 en 2014 (du calendrier ottoman) alors que toutes les villes voisines connaissaient une
croissance continue.
Etre située à 5 kilométres de Paristanbul, disposer de métro et tramway … ne permettaient pas à la
Ville de compenser les aspects négatifs résultant de l’abandon connu par maints éléments
communaux.
D’évidence, les charges financières de la Ville avaient augmenté tandis que la population baissait. Un
enfant signala que, financièrement, quelque chose n’allait pas et un trésorier de l’Administration de
Paristanbul vint publiquement confirmer que les encaissements stagnaient quand les dépenses
s’envolaient. Un ver était dans le fruit, les roses se fanaient et les comptes tendaient vers le rouge !
Les résultats de cette équipe multicolore et plurielle étaient bien singuliers ! Impact de la désunion ?
Certains membres de l’équipe d’Ex-grand-vizir en étaient exclus quand d’autres membres créaient
une faille en partant rejoindre l’opposition d’alors.
Résumons: Ex-grand-vizir pensait echapper à la critique en ne faisant rien et en imposant le silance !
Avant cette élection fatale, pour sauver son avenir politique, Ex-grand-vizir avait bien essayé de
restructurer juridiquement certains grands immeubles en leur donnant un statut nouveau
permettant d’y loger des gens qu’il considérait lui être liés politiquement mais les habitants déjà en
place n’avaient pas apprécié de devoir changer de propriétaire sans que leur avis ne leur fût
demandé. On ne vend pas des locataires comme on vend des esclaves ! D’autant que ces vieux
immeubles avaient été laissés en l’état depuis des années et que les loyers à venir qui auraient dû
servir à améliorer les logements, servaient désormais, majoritairement, à rembourser les dettes
finançant le rachat des immeubles dans cette affaire de basse-finance.
Ex-grand-vizir avait bien gagné un procés qui avait rapporté une grosse somme à la Ville (déjà
encaissée) mais, pour les années à venir, ses décisions en matière de requalification de logements
devenus sociaux feraient perdre à ladite Ville des montants beaucoup plus importants en
exonération de taxes foncières et en baisse de richesse de la population (le nombre de ceux qui ne
pouvaient plus payer les taxes d’habitation augmentait). Après-moi-le-déluge semblait avoir
constitué la pierre angulaire de la politique financière de la Ville installant ainsi la rigueur pour les
décennies à venir ! Le pain blanc avait été mangé !
Le problème était que, après sa défaite électorale, Ex-grand-vizir ne supporta pas d’avoir été
raccourci au niveau de simple conseiller d’opposition alors que, en sa tête, il se croyait toujours
grand-vizir et considérait donc celui qui avait été élu comme un usurpateur. La Ville, « sa » Ville, ne
pouvait l’avoir abandonné ! Ce Paristanbulien d’origine des beaux quartiers (en fait de la proche
banlieue ouest et huppée),d’une famille où l’on est maire de grand-père à petit-fils, ne pouvait
tolérer d’être écarté par le peuple ! Il avait fréquenté des ministres, il ne pouvait pas ne pas être ! Le
peuple avait eu tort !
Après sa défaite, pendant quelques lunes, Ex-grand-vizir fit semblant d’avoir un rôle important en se
présentant en public, lors des cérémonies officielles, avec une écharpe tricolore, écharpe inconnue
de tous, et en se disant le représentant du député. Le sort continuant cependant à lui être fatal, lors
d’élections suivantes, son parti perdit beaucoup de sièges au parlement de Paristanbul et Ex-grandvizir
vit ainsi disparaître ses amis politiques centraux, eux aussi battus et abattus, dont l’ami député
local qui, dépité, regagna Paristanbul où il habitait et qu’il n’aurait jamais dû quitter ; pour Ex-grandvizir,
adieu écharpe ! adieu les premiers rangs dans les cérémonies officielles ! Il n’y a pas loin du
Capitole à la Roche Tarpéïenne !
Ex-grand-vizir voulait absolument sauver son image politique pourtant flétrie et, à chaque fois que le
nouveau Grand-Vizir et son équipe mettaient en place quelque chose qui plaisait à la population, Exgrand-
vizir disait que c’était lui qui en avait eu l’idée et que l’usurpateur nouvellement élu volait ainsi
une gloire qui lui était due. Aucun dossier ne venant cependant confirmer ses dires puisque, à son
départ de la mairie, après sa défaite, Ex-grand-vizir avait laissé les tiroirs vides de tout projet sauf
construction de centaines de logements sociaux devant assurer sa pérennité électorale. Sur papier à
entête de la mairie, il avait d’ailleurs écrit en ce sens à des amis ministres à Paristanbul. Sa haine des
constructions neuves ne bornait pas son intérêt politique ! Urbanisme non urbain mais intéressé !
Après sa défaite électorale et de nombreuses années d’inaction politique dans l’opposition, Exgrand-
vizir commença alors à envisager de se représenter pour redevenir vizir à la place du vizir :
sans idées nouvelles, sans amis, sans soutien à Paristanbul, avec son image flétrie de maire sortant
battu, marqué par sa condamnation à prison (avec sursis) …, le problème devenait difficile.
Ex-grand-vizir se trouvait face à une alternative : il pouvait se rapprocher des « bobos » de centre-ville
qui avaient créé une association pour défendre leur environnement social sans se préoccuper le
moins du monde de l’impact sur le reste de la ville ou des coûts correspondants (le peuple paierait )
mais, se rapprochant ainsi des habitants des quartiers aisés, son image s’éloignait politiquement de
ce que souhaitaient les habitants des logements sociaux, plus de 40% de la population. Dilemme !
Gauche caviar ou gôche saucisson ? Logements sociaux ou beaux-pavillons-meulière ? L’expérience
avait montré qu’Ex-grand-vizir n’avait cependant modernisé que le centre-ville et que c’était le
nouveau grand vizir et son équipe qui avaient commencé à restructurer les quartiers périphériques
et populaires. Les gens du peuple l’avaient noté. Ils avaient également perçu que le nouveau grandvizir
et son équipe les avaient informés avec franchise de la présence d’amiante dans tel ou tel
immeuble qu’ils habitaient tandis qu’Ex-grand-vizir avait occulté, des années durant, cet aspect
pourtant important pour la santé de tous. Avec la nouvelle équipe, la reconstruction et le relogement
des locataires concernés étaient en marche.
Ex-grand-vizir ressortit cependant sa haine de toute création d’immeubles neufs, même face à
l’amiante, et refusait toutes constructions pouvant améliorer les conditions de logement de la
population, riches et pauvres, tout en permettant une remise à niveau des finances de la Ville. Non !
Il fallait aller vers la décroissance verte et même une hausse limitée de la population au niveau
qu’avait déjà connu la ville était insuportable ! « Décroissance, vous dis-je ! »
Il y avait des gens sans logement. Fallait-il qu’ils restassent dehors en continuant à dormir dans leur
voiture ? Qu’ils habitassent loin pour venir, d’une lointaine banlieue, travailler à Paristanbul après
deux heures de trajet ? Le Grand-Sultan de Paristanbul et ses services centraux allaient-ils accepter
cet immobilisme d’un « urbanisme » contraire aux textes ?
Ex-grand-vizir ne dit mot sur le développement commercial et économique car il n’y connaissait rien
et ce sujet ne l’intéressait pas. Une boutique appartenant à la ville, sur un bel emplacement face à la
mairie, resta ainsi vide de locataires-commerçants pendant dix ans. Perte de loyers sans importance
puisque le peuple compensait par ses impôts ! L’immobilisme se confirmait ! Pour mesurer la perte,
un maître d’école (à la moralité vraisemblablement douteuse) demanda à ses élèves de calculer le
manque-à-gagner à partir d’un loyer de deux smic mensuels sur 10 ans. La ville avait ainsi perdu
l’équivalent de 120 smic. Le local fut loué, mais par la nouvelle équipe, effectivement pour (presque)
deux smic mensuels.
Ex-grand-vizir, conseiller de base de l’opposition, isolé et signant seul ses articles dans le journal de la
ville, eut enfin une idée : lors d’un conseil municipal, tel membre de la majorité était absent pour
maladie, tel autre pour décès d’un proche, un autre pour retard d’avion, et, avouons-le, certains
étaient déjà partis en vacances … Ex-grand-vizir, fort de son expérience de politicien machiavélique,
compta les présents et se rendit compte qu’en quittant le Conseil avec les divers membres de
l’opposition, il pouvait bloquer les débats. Il sortit donc de la salle dudit conseil et interdit donc le
vote des délibérations en passe d’être discutées. Quelle hauteur dans l’argumentation ! D’autres
auraient présenté des approches construites, des idées, des propositions, … Ex-grand-vizir préféra
partir mais, comme dit le proverbe, « les absents ont toujours tort ».
Le plus curieux fut que les autres membres de l’opposition le suivirent dans cette fuite, y compris
ceux qui, dans le journal municipal, refusaient d’inscrire leurs noms à côté du sien ou avaient changé
de parti pour s’éloigner de lui. Pire, des femmes, des mères qui avaient encore en tête les
jugements récents concernant Ex-grand-vizir, se placèrent derriere lui. Intérêt politique plutôt qu’
approche morale ? Décevant ! Clémenceau, vrai Radical, s’en retourna dans sa tombe! Olympe de
Gouges, pionnière du féminisme et dont un bâtiment municipal portait le nom, du fond de son
tombeau cria « hypocrisie ! » et une petite fille, qui n’était pas encore allée aux écoles, en imposa en
criant :  » souvenez-vous ! ».
Le soleil s’assombrit mais son message était clair !
Ce n’est pas le nombre qui compte, c’est le courage et la volonté de servir ses concitoyens ! La
concorde dans l’esprit démocratique qui conduisait jusqu’alors les débats municipaux tomba à terre
et certains virent Marianne, trônant dans la Salle des Mariages, verser une larme de réprobation.
Un autre conseil municipal eut lieu quelques jours plus tard et l’insignifiance de cette tentative de
blocage d’Ex-grand-vizir disparut vite des mémoires. La démocratie retrouva son expression.
Rappelons que tout cela se passa il y a très longtemps, en pays ottoman … et que la sagesse des gens
d’ici et de maintenant ne pourrait imaginer un tel comportement.
Jean Michel Durand
Sous-sous-sous-viziR

P.S. de Jean Michel Durand
– La traduction du turc ancien au français moderne a été effectuée par l’auteur.
– Ce texte étant très ancien, il est tombé dans le domaine public et peut donc être repris à loisir.
– Le proverbe « Qui se sent morveux, qu’il se mouche » (L’avare I-3) présenterait une origine
otttomane.  »

Voilà le texte que J.M. Durand a diffusé aux membres de la majorité municipale.

Véronique Fontaine Bordenave

Conseillère Municipale

9 RÉPONSES

  • Monsieur Durand, quelle finesse dans les propos, quelle mesure dans l’argument . Buchet n’a strictement rien fait, et heureusement Vastel est arrivé et a redressé Fontenay. Ça se voit, tout va bien dans la ville, elle a changé de fond en comble!
    Comment pouvez vous être aussi caricatural, binaire, et outrancier?
    Et vous n’êtes pas un quidam irresponsable, vous êtes un adjoint au Maire, que l’on pouvait imaginer responsable.
    Et bien sûr vous qui avez voté des 2 mains pour attaquer les administrateurs d’Osez Fontenay en diffamation, ce que vous écrivez là après votre article sur les analogies entre Pétain et Buchet, ça c’est juste de l’info.
    C’est très représentatif de cette majorité municipale qui n’ayant plus la majorité des Fontenaisiens derrière elle, ne sait plus que manier le mensonge, l’injure, la diffamation et maintenant un espèce d’humour qui n’est que du ragot de caniveau.
    Et vous vous croyez drôle.
    C’est pitoyable.

  • Monsieur Durand, décidément vous ne reculez devant rien. Vous n’avez pas un peu honte de tout mélanger et de revenir sur un acte jugé pour vomir votre haine sur un homme uniquement pour des raisons politiques?
    Faites bien attention à ce que ça ne vous arrive pas à vous ou au Maire un de ces jours.
    Après Buchet et Pétain, à quand un brillant article de votre part «  Buchet et Daech »?
    Où est tombé Fontenay ?

  • Dans le livre d’anticipation de Georges Orwell (1984), l’histoire est réécrite en temps réel en fonction des besoins de la classe dirigeante. Dans notre commune, c’est un peu pareil. L’histoire de l’action de Pascal Buchet et de ses équipes est réécrite, les propos des élus de l’opposition sont réécrits, les propositions des citoyens de Fontenay sont réécrites, les propos diffamatoires des élus de la majorité tenus il y a quelques années à l’encontre de Pascal Buchet mais devenus susceptibles de fragiliser la volonté du maire de faire taire toutes les critiques dans la ville sont effacés. Mais quoi qu’il fasse, le maire ne pourra pas effacer de la mémoire des habitants de la commune comment il s’est acharné depuis 2014 à oublier toutes ses belles promesses de campagne sur la démocratie participative, l’écoute des citoyens, la concertation, le développement des services publics, la création d’un sixième gymnase…
    Gilles Mergy
    Conseiller municipal
    Ancien maire adjoint aux finances

  • Astrid Brobecker

    N’est pas Montesquieu qui veut ! Quelle arrogance de cet élu ! Et quel mépris des citoyens fontenaysiens !

  • Le déni, ici de faits reconnus, est une forme majeure de réécriture de l’histoire, qui dessert la démocratie.
    Les incompétences littéraires relèvent de la vanité. C’est un autre domaine.

  • Jean Guy Croland

    Hors de moi l’idee de rivaliser d’humour avec M. Durand. Mais lui est adjoint au Maire, moi pas . Ne ferait il pas mieux de passer son temps à chercher des solutions’ pour ne pas continuer à augmenter les impôts de façon astronomique comme il l’a fait jusqu’a maintenant plutôt qu’écrire des pages et des pages aussi caricaturales pour faire grassement rigoler quelques uns de ses camarades de l’équipe municipale ? Lesquels d’ailleurs?

  • Marie-Hélène Boulestreau

    N’ ayant pas trouvé drôle, ce long texte j’ en conclus que je manque totalement d’humour et de culture et que les responsables du blog ont fait preuve de largesse d’ esprit en le publiant. Ces références au passé n’ ont rien de constructif, et Fontenay ne me semble pas avoir été une ville en déshérence. Si je considère le présent, je vois une place de l’ Eglise qui nous a coûté une fortune, nos impôts qui ont subi une augmentation effarante, malgré de belles promesses, une place de la Mairie qui risque d’ être défigurée, une « consultation publique » qui n’ avait que le nom… et une municipalité qui s’entre déchire, et je suis choquée et profondément attristée.

  • Michèle Dorothée

    Le pastiche littéraire est un art délicat… pratiqué ici sans aucune délicatesse; La réécriture et la falsification partielle de l’histoire -même locale- constituent une imposture.
    Pourquoi cette diatribe médiocre apparaît-elle maintenant?
    Sans doute pour détourner l’attention des agissements du « Vizir » actuel.
    Les Fontenaisiens sont particulièrement inquiets de la casse, au sens propre et figuré, d’un outil culturel majeur de la ville de Fontenay: le Théâtre et le Cinéma Scarron.
    La fermeture pour travaux est prévue et programmée à partir du 21 juin 2018 et se prolongera jusqu’en mars 2019, avec, pour conséquence, la disparition de la programmation et des activités du centre culturel. Comment remettre tout cela en marche sans dommage?
    Un élément essentiel de l’attractivité de la ville, que l’on prétend actuellement augmenter, est détruit.
    C’est très grave et certainement contraire à la volonté de la majorité des Fontenaisiens.

  • Quelle tristesse! quelle arrogance!
    La calomnie et la méchanceté gratuite sont l’apanage des faibles.
    Ceux qui ne savent pas dialoguer,
    Ceux qui ne savent pas écouter,
    Ceux qui sont dans la toute puissance et la vanité.
    M. Durand, n’oubliez pas ce pourquoi vous avez été élu, soyez constructif en travaillant réellement dans l’intérêt de notre ville au lieu de perdre votre temps à essayer de faire rire vos camarades.
    Vous arrivez même à mépriser des personnes qui ont voté pour vous, c’est un comble!
    Vous qui semblez revisiter l’histoire, je vous rappelle que cette posture n’a pas porté bonheur à vos amis lors d’une précédente mandature.

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